•         Rose était venue à la bibliothèque de l'école pour pouvoir travailler son exposé sur les narvals et en cherchant parmi touts les livres, elle en avait trouvé un assez particulier. Elle avait aussitôt abandonné la recherche de l'exposé sur les narvals. 

     

        Le lendemain, Rose arrive en classe. Elle s'assoit à sa place et un garçon vient à sa rencontre.

      "Rose!

    Elle regarde le garçon avec les yeux ronds.

      -T-Thomas?

      -Oui c'est mon prénom..., il soupire. Bon, t'as avancé sur l'exposé?

    L'exposé... J'ai totalement oublié! On doit le faire en binôme et c'est Thomas qui a été désignait pour travailler avec moi... Seulement, il ne fait jamais rien et j' avais décidé de m'en occuper seule!

      -Euh... non...

    Il lui jette un regard qui lui glace le sang et frappe de son poing sa table.

      -Tu te fiches de moi, j'espère?! L'exposé est à finir pour la semaine prochaine alors grouilles-toi un peu!"

    Sur ces mots, Thomas s'éloigne en colère. Sa soeur jumelle, Alice, vient vers elle.

      "Désolé, Rose.

      -Tu n'as pas à t'excuser! C'est pas ta faute si ton frère est aussi... méchant!

      -T'as raison."

    Elle sourit. Alice et Rose sont meilleures amies mais... Thomas semble la détester. Rose soupire; il avait fallu que leur prof les mette ensemble pour cet exposé...

     

        Après les cours, Alice propose à son amie de venir chez elle. Rose accepte avec le sourire. Une fois à la maison de la jeune fille, Rose hésite.

      "Un problème, Rose?

      -Et bien.... ton frère ne me supporte pas alors...

    Alice se met à rire.

      -Et depuis quand ce que pense Thomas t'intéresse?

      -Depuis que je dois faire un exposé avec lui et qu'il me fait peur.

    Elle s'arrête de rire.

      -Il paraît méchant mais en réalité c'est un garçon très protecteur.

      -Mais toi, tu es sa soeur, c'est normal...

      -Peut-être..."

    Son ton était assez mystérieux et Rose fronce les sourcils.  

     

        Les deux filles prennent leur goûter dans la cuisine lorsque qu'arrive Thomas. Il se fige à l'entrée et regarde froidement sa soeur.

      "Alice! Qu'est-ce qu'elle fait là?!

      -Je l'ai invité.

    Il se tourne vers Rose.

      -T'es sencée faire notre exposé!

    Rose baisse la tête mais Alice prend sa défense.

      -Si tu le veux tant que ça ton exposé, fais-le!"

    Thomas semble surpris mais se contente de partir sans dire un mot.

      "Rose... ça va?

      -Non! Il a raison.... Il ne feras pas l'exposé, c'est moi qui devrait le faire...

      -Mais enfin, vous êtes en binôme! Tu es ma meilleure et Thomas mon frère... Pourquoi vous ne le faites pas ensemble?!

      -Mais parce qu'il ne fait rien et que j'ai peur de lui!

    Alice soupire.

      -Mon frère n'est pas méchant, je te l'ai déjà dis... Fais-moi confiance.

     

        Le samedi, Rose a pris le bus afin de se rendre à la bibliothèque. Elle attend devant. Le jeune fille regarde le ciel et se commence à se perdre dans ses pensées.

        Soudain, quelqu'un pose une main sur son épaule, elle est si surprise qu'elle se tourne et met une claque à cette personne.

      "Mais t'es folle?!!!

    Rose a les yeux ronds de surprise.

      -Th-Thomas?!

    Thomas se tient la joue où Rose l'a frappé. Il se tourne vers elle et lui jette un regard glacial.

      -Espèce de...., il serre les poings. Tsss... Si ma soeur ne m'avait pas obligé à venir, je serais loin!

      -Pardon!!! ... Mais... on doit le faire tous les deux cet exposé... Sinon, Alice sera contrariée...

      -Si je le fais c'est pour elle!"

    Rose s'écarte assez loin de lui et entre dans la blibliothèque. Thomas la suit en ronchonnant.

        Tous deux sont devant une table où sont posé plusieurs livres. Rose prend des notes de ce qui lui semble intéressant pendant que Thomas euh... ne fais rien! Il regarde sa camarade travailler.

      "Comment tu peux aimer faire tes devoirs?

      -Comment tu le sais?...

    Thomas soupire encore.

      -Tu souris quand tu cherches dans ces bouquins...

      -Oh... J'avais pas remarqué... Pour mes devoirs, et bien j'aime tout simplement.

    Thomas lève les yeux aux ciels.

      -Dis, pourquoi t'es venu si tu ne m'aides pas?

      -Parce que j'ai promis à Alice de venir mais pas de t'aider!"

    Rose baisse les yeux et se remet à lire.

     

        Tous les soirs après l'école, Rose et Thomas se retouvent à la bibliothèque même si la présence de Thomas n'est pas d'une grande aide!

      "Tu sais, tu peux partir au lieu de rester ici.... Tu ne me sers à rien, vas donc voir tes amis...

      -Si tu insites!"

    Thomas se lève et part sans un mot. Rose sent un poids s'enlever d'elle. La présence du garçon la trouble de plus en plus... Il reste toujours à la bibliothèque avec elle mais ne dit jamais rien et ne fais rien non plus...

     

        Lorsqu'elle sort de la bibliothèque, Rose voit Thomas un peu plus loin qui est assis sur un banc. Elle veut aller le voir pour lui demander ce qu'il fait ici. Seulement, elle est coupé dans sa course par un garçon de sa classe: Dan.
       "Rose, je voulais te voir justement.

      -Ah... Euh... Pourquoi?

      -En fait... T'es devenue super jolie et je me demandais si tu voulais bien qu'on sorte ensemble?

    Sa demande surprend Rose.

      -Euh... Je suis désolée, Dan mais... je ne ressens rien pour toi.

    Dans rit.

      -Et alors? Tu as juste à être avec moi! Les autres seront tellement jaloux!

    Il rit à nouveau. Rose, elle, est mal à l'aise.

      -Je ne suis pas intéressée!

      -Mais je ne te laisse pas vraiment le choix!"

    Dan attrappe la main de Rose. Celle-ci effrayée, se débat mais Dans la tient fermement. La jeune fille est sur le point de se mettre à pleurer.

        Soudain, quelqu'un lui attrappe l'épaule et la tire vers lui, éloignant la jeune fille de Dan.

      "Non, c'est pas dur à comprendre, Dan...

    Rose n'en revient pas, cette voix, c'est celle de Thomas.

      -Mêles-toi de tes affaires, Thomas!

      -C'est ce que je fais.

    Son ton est si froid qu'il glace le sang de Rose. D'ailleurs, Dan semble lui aussi si effrayé qu'il part.

      -C'est bon... Fallait le dire que c'est ta petite copine!

      -C'est ça! Alors laisses-la!"

    Rose sent ses joues qui s'empourprent. Dan serre les dents et part, de mauvaise humeur.

        Rose se rend compte qu'elle est encore dans les bras de Thomas, elle s'écarte de lui, rouge.

      "Thomas... Qu'est-ce que tu fais encore là?

    Il ne la regarde pas.

      -Tu sors toujours tard de la bibliothèque... Si tard, qu'il fait presque nuit à chaque fois. Et...d'habitude, je te raccompagne jusqu'à chez toi.... et ma soeur m'en aurait voulu de t'avoir laisser rentré seule. Alors, je t'ai attendu et on dirait que j'ai bien fait...

    Rose se sent rougir très fort.

      -Euh... Oui... Merci...

    Thomas se tourne vers elle et hausse les épaules.

      -Bon, j'aimerais rentrer maintenant..."

    Ils se mettent en marche.

        Le lendemain, ils ont présenté leur exposé.

     

        Quelques semaines plus tard, Rose s'est rendu compte qu'elle était tombée amoureuse de Thomas... Seulement, elle a peur d'aller le voir mais c'était sans compter sur Alice.

        Rose attend tranquillement sa meilleure amie dans le jardin de celle-ci. Seulement ce n'est pas Alice qui vient la voir mais Thomas qui semble assez surpris.

      "Qu'est-ce que tu fais ici?

      -Alice... m'a invitée...

    Il fronce les sourcils.

      -Elle n'est pas là... Elle vient de m'appeler pour me dire qu'un de mes potes allait venir me voir mais... apparement c'était pas vraiment ça!

    Rose rougit.

      -Je savais pas qu'elle était absente... Elle m'a appelée ce matin...

    Thomas soupire

      -Je vois pas ce que tu fais encore là alors! Tu peux rentrer chez toi...

    Rose sent son coeur se serrer.

      -Tu me détestes tant que ça?

    La question surprend le garçon qui n'y répond pas.

      -Thomas... je pense savoir pourquoi ta soeur m'a demandé de venir.

    Il hausse un sourcils.

      -Ah, oui?

      -Oui... Tu vois... je ressens des sentiments plus forts que de l'amitié envers toi!"

    Rose rougit et baisse les yeux. Thomas, lui, la regarde, surpris.

     

        Quelques jours plus tard, Thomas a révélé à Rose que si il était si distant avec elle, c'est parce qu'il l'aimait beaucoup et avait peur de ça. Depuis, ils sortent ensemble et subissent les taquineries d'Alice.


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  • Je te regarde. Tu me regardes. Nous nous regardons. Je suis littéralement hypnotisée par tes yeux bleus qui semblent capables de lire en moi. Je rougis légèrement en sachant très bien que c'est finit. Tu sais tout... Dans tes yeux bleus comme la glace, je ne voies que du malaise. En effet, c'est le même sentiment que j'ai en ce moment.
    Tous ceux qui nous entourent n'ont plus d'importance, nous nous faisons face et c'est tout ce qui compte. Je connais parfaitement la suite. Oh, oui, je la connais... Ces mots que tu t'apprêtes à me dire et que je redoute depuis 4 ans. Ces mots que j'ai toujours esquivé pour me réfugier dans mon petit bonheur éphémère. J'avais même, parfois, pensé que j'avais un espoir avant de tomber de mon petit nuage et de me répéter l'horrible vérité.

    Je ne peux plus t'esquiver comme avant. Je n'ai plus aucun échappatoire. Tremblante comme une feuille, je me tiens là, juste en face de toi. Tu ne devais jamais le savoir.... Jamais ! Seulement, pas mon imprudence et mon manque de discrétion, tu l'as appris....
    Tu te lèves, peut-être sur le coup de la surprise et pars sans un mot ni un regard. Dès que ta silhouette quitte mon champ de vision, je me rend compte que, si toi, tu es parti à l’abri des regards, moi, en revanche, je suis là, devant la moitié de la classe qui, à présent, sait que je t'aime.
    Les joues en feu, je voudrais être transparente et prendre mes jambes à mon coup. Ton cousin me regarde, c'est fou comme vous vous ressemblez même si c'est toi que j'aime :
    « Alors, c'est vrai ? Tu l'aimes ? dit-il en souriant.
    -Oui..., je répond d'une voix à peine audible en fixant le sol.
    Un grand silence entoure la table de l'atrium à laquelle mes camarades sont assis. C'est encore, son cousin qui parle le premier :
    -Tu veux sortir avec lui ?
    Je me contente de hocher lentement la tête.
    -Alors parles lui ! Comment les autres ont fait à ton avis ?!
    Je continu de fixer le sol.
    -Il est juste surpris, il s'y attendait pas. Attends un peu, et va lui parler. »
    Nul besoin d'attendre, je le sais. Pourquoi attendre alors que la réponse est évidente ?
    Je me pensais lâche mais je ne l'imaginais pas encore plus que moi. Tu reste dans le seul endroit où je ne peux pas venir te parler : les toilettes des garçons. C'est au bout de 10 minutes que ton cousin se lève et va te chercher. Entre le moment où il part et où vous revenez, je me suis rassise. Tu passes devant moi sans me voir, en m'ignorant. Pourquoi repousses-tu notre confrontation ?...
    Alors que tu t'éloignes, une fille de ma classe, assise près de moi t'appelle. Tu te retournes :
    « Tu pourrais lui dire ta réponse ! »
    Il ne regarde plus la fille mais moi. Mon cœur s'accélère. Nous nous regardons dans les yeux une fraction de seconde. Tu souris... Un sourire que je trouve craquant et qui m'a toujours fait rêver. J'aurais donné n'importe quoi pour te faire sourire...
    « Non »
    C'est ta seule parole avant de te retourner et partir. Je serre les poings. C'est avec ce sourire que j'aime tant, en me regardant avec tes yeux bleus que je trouve irrésistible qui tu me dit la réponse que je savais depuis le début. Je ne suis pas surprise... Mais... Je n'imaginais pas avoir aussi mal.


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  • Nous sommes à Trisan, un petit village. Les vacances d'été viennent à peine de commencer. D'ailleurs, cette journée n'est pas différente des autres, un ciel bleu sans nuage la promettant ensoleillée. Non, vraiment, elle est identique à celles qui ont précédé. Pourtant, ce jour-là, Wendy a un mauvais pressentiment.

    En début d'après-midi, le téléphone portable de Wendy sonne. A ce moment précis, Wendy ne l'entend pas parce qu'elle se trouve dans le jardin. C'est donc sa mère qui décroche. Surprise des paroles de son interlocutrice, la femme sort dans son jardin et d'une voix froide, appelle sa fille. Wendy arrive tout de suite regardant avec une pointe d’angoisse sa mère. Cette dernière tend le téléphone vers l'adolescente et s'éloigne.
    L'adolescente porte l'appareil à son oreille. Au début,elle n'entend que de petits reniflements et quelques gémissements. L'inquiétude s'empare légèrement d'elle. Quelques secondes passent sans que son interlocutrice ne parle. Chaque instant passé renforce l'inquiétude de Wendy, alors, elle se décide à parler la première :
    « Y a-t-il quelqu'un ?
    C'est une question maladroite mais elle n'a rien trouvé de mieux. Enfin, l'interlocutrice de Wendy prend la parole.
    -Wendy, je ne sais pas par où commencer...
    Le cœur de Wendy se serre lorsqu'elle reconnaît la voix tremblante de tristesse de sa meilleure amie, Alice. Celle-ci hésite à plusieurs reprises, ne parvenant pas à exprimer une phrase complète et correcte. Chaque nouvelle tentative d'explication se solde par un échec. Ne supportant plus de tourner autour du pot, Alice se décide à aller droit au but.
    -Ma grand-mère est morte !»
    Elle a dit cette phrase extrêmement vite comme par peur de ne pouvoir la finir. A peine l'a-t-elle dite, qu'elle se remet à pleurer. A l'autre bout du fil, Wendy en reste bouche bée.
    Ce n'est pas possible ! Cela ne peut pas être vrai ! Wendy est littéralement figée, ses yeux ne reflètent aucune émotion hormis la surprise. Bien que l'adolescente ne connaisse que très peu cette vieille dame, elle sait parfaitement se que sa mort signifie. Alice va partir ! En effet, elle vit chez sa grand-mère, qui en a la garde, avec sa tante et sa cousine. Cependant, maintenant qu'elle est morte, c'est le père de l'adolescente brune qui va devoir s'occuper d'elle et il habite en Picardie.

    Partir... Ce mot résonne sans cesse dans la tête de Wendy. Elle n'a jamais songé à ce qu'Alice parte car elles ont toujours été ensemble. Aussi étrange que cela puisse paraître, même nourrissons elles se trouvaient déjà ensemble. En effet, sa nourrice et la grand-mère d'Alice avaient pour habitude de les promener ensemble ! Au fil des années, elles ne se quittaient plus même si elles sont vraiment différentes. Wendy est petite tandis qu'Alice est grande. La première est blonde et la seconde brune. Même leurs caractères sont totalement différents ! Alice est calme et sérieuse mais son amie est plutôt étourdie et imprévisible.
    C'est simple, réunies, les deux adolescentes se complètent formant presque une unité ! Ensemble Wendy et Alice, malgré leurs multiples différences, se comprennent tellement l'une et l'autre qu'on aurait pu les qualifier de jumelles.

    Sans vraiment s'en rendre compte, Wendy raccroche et pose violemment le téléphone sur une table de la terrasse de leur jardin. Elle sort en courant de chez elle sans même réfléchir. Ses pieds semblent lui dicter un chemin qu'elle connaît par cœur. Une fois sortie de l'impasse où elle habite, l'adolescente tourne à gauche. Quelques rues plus tard, Wendy bifurque à droite et arrive dans une petite rue calme. Elle ne s'arrête de courir que devant une maison de plain pied avec un portail rouge. Hésitante, elle avance et recule plusieurs fois sa main de la poignée de celui-ci. Finalement, la jeune fille ouvre le portail et entre.

    Une fois dans la maison, Wendy entend clairement les pleurs de sa meilleure amie. Elle se précipite sans hésitation vers la chambre d'Alice. Celle-ci est recroquevillée en position fœtale, un coussin dans ses bras. Alice n'a ni entendu ni vu entrer Wendy. Quand son amie s’assied sur son lit, Alice relève la tête. Sur ses joues dégoulinent des larmes, ses yeux d’ordinaire si joyeux sont rougis tout comme ses pommettes. Ses cheveux bruns toujours tressés sont emmêlés. C'est à peine si Wendy la reconnaît. Elle dévisage un instant Alice avant de la prendre dans ses bras, Alice installe sa tête sur l'une des épaules de sa sœur de cœur. Tel un signal de départ, elle pleure encore plus. Les secondes passent puis les minutes mais elles ne bougent pas. Voir Alice dans cet état a totalement bouleversé Wendy qui ne sait plus vraiment comment réagir. Certes sa présence offre un appui à Alice mais cela ne lui enlève pas la blessure que lui a infligée la disparition soudaine de sa grand-mère. Oui, la présence de Wendy n'a apporté pratiquement aucun changement. Seulement, maintenant, Alice sait qu'elle peut déverser toute sa tristesse et que Wendy la soutient. Maintenant, elle n'est plus seule. Le poids qu'elle a sur le cœur s'allège un légèrement.

    Quelques jours plus tard, l'enterrement de la grand-mère d'Alice a lieu. Wendy refuse catégoriquement d'y assister car elle sait qu'Alice y sera et pleurera. La jeune fille blonde ne peut pas supporter de voir sa meilleure amie pleurer. Mais la mère de l'adolescente y va. Lorsqu'elle revient, son visage est éteint, sans expression et une trace laissée par des larmes est visible sur ses joues. Wendy esquive le plus possible sa mère, elle ne veut pas avoir à entendre le compte-rendu de la matinée.

    Environ un semaine plus tard, Wendy n'a pas plus de nouvelles de celle qu'elle connaît par cœur et n'ose pas essayer d'en prendre de peur d'apprendre qu'Alice est déjà partie. L'adolescente essaye de voir la vie du bon côté malheureusement la jeune fille ne voit que l'aspect négatif des choses et trouve tous les prétextes possibles pour être seule ou pour se disputer avec sa famille. Pour résumer, Wendy s'isole.
    La sonnette retentit et c'est le père de l'adolescente qui se trouve dans le jardin qui ouvre. A ce moment, Wendy est dans sa chambre, allongée sur son lit en train de fixer le plafond. Elle est totalement perdue dans ses pensées. Son père l'appelle ce qui a pour effet de la sortir de ses songes. Wendy descend lentement l'escalier pour sortir dans le jardin. Elle arrive devant la porte donnant sur l'extérieur et l'ouvre. Là, l'adolescente tombe nez à nez avec une personne comptant beaucoup pour elle !
    Wendy plaque ses mains devant sa bouche en sursautant. Puis, elle serre Alice dans ses bras. Elles s'écartent au bout de quelques secondes. A présent, un large sourire s'étend sur le visage de l'adolescente blonde.
    « Salut, je voudrais te proposer de venir à la maison. Il y a toute ma famille mais je voudrais aussi t'inviter, propose Alice.
    -Si ça ne dérange personne, je veux bien venir ! réplique sans hésitation et aussitôt Wendy.
    -Alors prends ton maillot de bain. »
    Wendy regarde son amie avec une mine interrogative. L'adolescente brune comprenant la question informulée lui explique qu'une piscine se trouve dans le jardin de sa tante. Wendy se frappe le front en se souvenant de ce détail. Elle remonte dans sa chambre et prend son maillot de bain ainsi qu'une serviette.

    Les deux amies se mettent en route. Pendant le trajet, Alice explique à sa sœur de cœur que toute sa famille est présente chez sa tante en hommage à sa grand-mère. Elles arrivent quelques minutes plus tard devant la maison où a grandit Alice. Celle-ci pousse le portail et entre suivie par Wendy. Les adolescentes vont se changer et se retrouvent devant la baie vitrée donnant sur le jardin. Dans celui-ci, une quinzaine de personnes sont installées. Certaines se trouvant sur des transats en train de siroter des boissons fraîches tandis que d'autres s'amusent dans la piscine. Ce sont essentiellement des enfants et des adolescents qui se trouvent dans l'eau. Wendy et Alice vont directement dans la piscine et cette dernière présente sa meilleure amie à ses cousins et cousines.
    Les deux filles s'amusent tous l'après-midi. Seulement, à un moment, Wendy éclabousse sans la vouloir la belle-mère de son amie. Cette dernière n'a pas du tout apprécié et est partie en pestant loin du rebord de la piscine. Alice est absolument morte de rire. Sa sœur de cœur la regarde, elle aussi amusé mais moins que son amie, en souriant. Alice a beau être triste, un sourire est enfin apparu sur son visage. Et encore mieux, elle rit ! C'est le premier sourire que fait Alice depuis que sa grand-mère n'est plus là. En effet, depuis le décès de sa grand-mère, elle sent un peu abandonner.
    Le décès de sa grand-mère la fragilise psychologiquement. Dans son cœur, un vide s'est creusé. La sécurité, la douceur, la gentillesse que lui donnait sa grand-mère lui manque.

    Les jours qui suivent cet après-midi sont moins intéressants. Les deux amies se voient presque chaque jour, profitant de chaque instant ensemble. Elles savent très bien que d'ici peu de temps, elles ne se verront plus. Les deux adolescentes et plus particulièrement Wendy, pour qui la présence d'Alice compte énormément, évitent le sujet mais le temps passe tellement vite.

    Alice va bientôt partir en Picardie chez son père, ce n'est qu'une question de temps. La maison dans laquelle elle a grandi est mise en vente car la tante de l'adolescente blonde ne réussira jamais à vivre avec sa fille dans cette maison où sa mère a vécu et où elle est morte. Tant de souvenirs d'Alice sont liés à cette maison et savoir qu'elle va la quitter et qu'elle sera vendu, font mal au cœur de l'adolescente.

    Une semaine environ passe. Ce matin-là, il est tôt et la nuit règne encore sur le ciel qui est légèrement voilé. On aperçoit tout de même les étoiles et ce sont ces étoiles qu’observent Alice et Wendy. Elles sont l'une à côté de l'autre assises sur un gros sac. Les deux adolescentes ne se parlent et ne se regardent pas. Elles contemplent le ciel nocturne en silence perdues dans leurs pensées.
    Malheureusement, malgré tous leurs efforts, les deux amies ne pensent qu'au départ approchant d'Alice. Wendy regarde avec nostalgie les petits astres brillant dans la nuit. Elle a l'impression que les étoiles sont si proches alors qu'en réalité elles sont si éloignées mais elles brillent tellement. L'adolescente blonde espère qu'elle et sa sœur de cœur seront identiques aux étoiles, éloignées mais donnant toujours l'illusion d'être proches.

    La voix masculine du père d'Alice sort les deux amies de leurs songes. Elles se lèvent, toujours en silence, et Alice prend son sac et commence à se diriger vers la voiture de son père. Wendy la suit en fixant le sol. Alice part trop tôt, beaucoup trop tôt !
    Le père de l'adolescente brune prend le sac de sa fille et le met dans le coffre en apprenant à sa fille qu'ils partiront dans une dizaine de minute. Sur ces mots, il regagne la maison où a vécu jusqu'à présent sa fille.
    Ni Wendy ni Alice ne savent quoi dire. Un au revoir est plus simple qu'un adieu. Après tout, elles n'auraient peut-être plus jamais l'occasion de se voir en chair et en os. Elles pourraient se parler par téléphone mais cela ne sera plus pareil, leurs conversations seraient limitées et elles ne fréquenteraient plus les même personnes. Les deux filles cherchent les mots justes pour ne pas rendre cet adieu encore plus pénible. Finalement Alice rompt le silence.
    « Je n'ai pas envie de partir mais rester dans cette maison ne fera que me rendre plus triste que je ne le suis déjà.
    -Je sais...
    Wendy hésite un instant avant de poursuivre :
    -Alice, promets-moi de m'écrire, de me téléphoner régulièrement et de tout me dire. Peu importe si je ne connais pas les personnes dont tu me parleras, je veux tout savoir.
    Un léger sourire apparaît sur le visage d'Alice.
    -A une seule condition.
    L'adolescente blonde pose un regard interrogatif sur son amie. Le sourire d'Alice s'accentue avec dedans, une pointe de malice.
    -Je veux que tu fasses pareil pour moi ! »
    Wendy se met à rire mais promet ainsi qu'Alice. Peu importe la distance, elles se donneront régulièrement des nouvelles.

    Le moment tant redouté arrive. La père d'Alice, accompagné de la tante de l'adolescente revient. Seulement, cette fois ce n'est pas pour mettre les bagages dans la voiture mais pour repartir chez lui avec, en plus, sa fille. Il monte dans sa voiture tandis qu'Alice dit au revoir à sa tante. Cette dame qui a vu grandir sa nièce a un petit pincement au cœur.
    Puis, l'adolescente brune se tourne une dernière fois vers sa sœur de cœur et sans un mot la serre dans ses bras. Wendy lui rend son étreinte. Alice se sépare de son amie quelques secondes plus tard et lui sourit pour la dernière fois avant de monter dans la voiture.
    Wendy sait que le sourire de son amie est forcé. Elle, elle n'a pas envie de sourire. La voiture du père d'Alice démarre et commence à partir.
    En la voyant s'éloigner, l'adolescente blonde eut un pincement au cœur. Alors, tout est fini. Elle ne verra plus sa sœur de cœur et devra se débrouiller sans elle.
    Une fois la voiture hors de son champ de vision, Wendy sent qu'une partie d'elle n'existe plus. Elle se sent incomplète. Ce sentiment, Wendy ne l'a encore jamais ressenti auparavant mais il lui fait mal. L'adolescente s'est interdit de pleurer avant le départ de son amie mais maintenant qu'elle est partie, des larmes coulent sur les joues de Wendy qui ne s'en rend même pas compte. Elle fixe la route par où son amie vient de la quitter.

    La solitude est le seul sentiment que Wendy éprouve durant plusieurs jours suivant le départ de celle qu'elle considère comme sa sœur. Un immense vide s'empare de son esprit. Plus rien ne compte, plus rien n'a de valeur pour elle.
    Bien sûr, Alice n'est pas la seule amie de Wendy mais c'est la seule qui la comprenne, la seule en qui Wendy a pleinement confiance.


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  •     Ils ne se sont vus qu'une fois par le passé...

       Miria Fortanie, âgée de 11 ans, courait encore dans la ville pour échapper à la surveillance des gardes. La fillette prenait un malin plaisir à les faire tourner en bourrique.  Elle n'était pas la seule à vouloir se débarrasser de ses gardes du corps. A l'autre bout de la ville, ce même jour, un garçon, âgé de 13 ans faisait comme elle. Le hasard les avait tous deux conduits au même endroit: un petit parc au centre de la ville.

       Miria n'était pas rapide et ses gardes la suivaient de près... Elle les sema en  montant dans un arbre. Les gardes, pensant qu'une jeune fille ne monterait pas dans les arbres, continuèrent leur route en la cherchant.

        La petite fille sirotait tranquillement une boisson sur un banc que elle l'aperçut. Lui.. Le garçon dans la même situation qu'elle. Il grimpait un arbre comme elle plus tôt. Des soldats le poursuivaient mais ne le vire pas et continuèrent leur recherche plus loin.

        Miria s'approcha de l'arbre et grimpa à son tour jusqu'à la branche où le garçon se trouvait.

    "Toi aussi, tu fuis?

    -Chut!

    -Mais..

    -Chut!"

    Miria ne dis plus rien, se contentant de le regarder. Il la regarda également.

    Quelques minutes plus tard, il alla plus loin, Miria le suivit.

    "Tu vas me suivre longtemps, petite?

    -Oui car tu es comme moi.

    Elle sourit.

    -Comme toi?

    -Oui, emprisonnée dans une cage d'or."

    La comparaison plu au garçon car sur son visage, un petit sourire se dessina. Ils discutèrent longuement... Oui... Mais tout à une fin et le jour aussi, bien malgré elle, Miria dû rentrer. Jamais elle ne revu ce garçon.

        Aujourd'hui est un grand jour, Miria Fortanie a, en ce grand jour, 16 ans! Pour ce grand événement signifiant son entrée dans le monde "des Grands", sa famille organisa un grand bal masqué. La plupart des personnes de la ville sont invités. Cela fait maintenant plus d'un mois que la famille se prépare à cet anniversaire.

        Dans sa grande chambre, docilement debout près de rebord de sa fenêtre, l'adolescente qu'est devenue Miria regarde les invités commençant à arriver. Elle devait terminer de se préparer. Elle se tourna vers son lit. Dessus, elle y vit une robe bustier splendide: bleue glace parsemée de minuscules paillettes. Miria l'a mis avec une grande délicatesse. Elle se coiffa ensuite installant avec l'aide d'une de ses amies des perles dans ses longs cheveux blonds ondulés. Ses grands yeux de la couleur de l'émeraude pétillaient en semblaient encore plus beaux avec un coup de crayon noir, une pointe de mascara et un peu de far à paupière bleu ciel appliqué avec légèreté. Elle été enfin prête... ou presque.. Elle pris le masque blanc et bleuc pâle pailleté du paillettes argentées. Maintenant, elle était prête! 

        La fête masquée battait son plein. Les invités riaient, dansaient, s'amusaient, buvaient, mangeaient. Tout se stoppa lorsques les trompettes se mirent à sonner. Tous se tournèrent vers les escalier incident l'entrée de l'immense salle de balle. Dans le silence uniquement rompu par les trompettes, les portes s'ouvrirent laissant apparaître l'invitée principale: Miria.

       Elle descendit avec une grâce surnaturelle les escaliers. Elle ne marchait pas: elle flottait. Son masque lui donnait un petit côté mystérieux et son charme fit des ravages. La plupart des jeunes hommes la dévoraient du regard. Enfin.. surtout un: Enzo de Ponti. 

        Durant toute la soirée, elle dansa et fut inviter par plusieurs jeunes hommes. Mais aucun de ses partenaires ne dansaient aussi bien qu'elle aurait aimé. Elle était sagement assise sur le côté de la piste, son masque cachant la moitié de son doux visage quand un jeune homme se stoppa devant elle:

    "M'accorderiez-vous une danse?"

    Miria leva ses yeux vers le jeune homme. Il souriait. Elle connaissait ce sourire. Elle l'avait déjà vu.

    "Qui êtes-vous? Votre sourire me rappelle quelqu'un?

    -Le nom a peu d'importance en cette belle soirée. 

    -Vous avez sûrement raison."

    Il lui tendit la main et elle la saisit. Ils allèrent sur la piste de danse. Elle s'attendait à ce qu'il danse aussi mal que ses autres partenaires mais ce ne fut pas le cas. Le jeune homme posa une main sur la taille de Miria et de l'autre, il prit une des mains de la jeune fille. La musique démarra et il commença à la faire tournoyer avec un raffinement et une délicatesse sans égal. Elle se sentit flotter et jamais elle n'avait aimé danser autant. Ce fut presque à regrets qu'elle se sépara du jeune homme à la fin de la danse. 

        Quelques minutes plus tard, l'ambiance étouffante de la soirée l'ennuya et Miria sortit dans les jardins. Cependant, elle n'était pas seul. Elle ne vit pas que le jeune homme avec qui elle venait de danser était aussi là. Il la regarda:

    "Vous ne pouvez déjà plus vous passer de moi?

    Elle rit.

    -J'ai bien peur que non, vous dansez si bien...

    -Vous de même."

    Il lui sourit. Un sourire qui fit fondre le petit coeur de Miria. Elle n'avait jamais cru au coup de foudre mais savait qu'il existait à présent. Le jeune homme et elle parlèrent de tout et surtout de rien. Les mots échangés étaient ponctués de rire ou sourire. 

        Mais toute chose à une fin.. 

    "Mademoiselle Miria!!!"

    Une voix appelle la jeune fille. C'est sa gouvernante. Elle se lève.

    "Je suis navrée de vous quitter si précipitamment...

    -... Vous êtes... Miria Fortanie?

    -Oui.. Pourquoi ?

    -Pour rien."

    La jeune fille s'en va d'un pas léger tandis que le jeune homme la regarde... Pourquoi était-elle cette Miria?! Pourquoi?! Lui, Enzo de Ponti, ne pouvait croire qu'en un regard il avait eu le coup de foudre pour son ennemie... En effet, les familles Fortanie et de Ponti se font une guerre sans merci depuis une trentaine d'années. 

     

        Plus jamais Enzo ne revu d'aussi près la jeune Miria dont il était tombé sous le charme. Les deux familles continuèrent de se déchirer tandis que dans l'ombres, deux adolescents s'échangeaient des oeillades et quelques lettres. 


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  • Depuis leur retour de l'île Tenrô, nos mages favoris doivent s'adapter à leur nouvelle environnement. 7 ans d'absence... de vide... tous leurs amis ont grandis mais pas eux. Mais aujourd'hui nous allons nous pencher sur le cas de Wendy Marvell.

    Depuis qu'il est entré dans la guilde, la dragonne slayer du ciel n'a pas pu pour une drôle de raison qu'elle ignore cessé de le regarder.(Wendy et Roméo)

    Wendy Marvell, 12 ans, ne pouvait d'étacher son regard d'un mage de feu aux cheveux noirs comme le charbon et aux yeux tout aussi ténébreux. Le jeune mage alla s'installer près du comptoir et fit appraître une flamme dans au creux de sa main pour s'amuser.

    (Wendy et Roméo)

    En voyant Roméo Conbolt, 13 ans, sourire, la dragonne slayer rougit.

    "Pitoyable! cria une vois près d'elle."

    Juste à côté d'elle se trouvé, Charuru qui avait observait attentivement la scène. Wendy surprise par l'Exceed glissa. Elle tomba sur un tonneau pour ensuite trébucher à cause d'une peau de banane pour après heurter le pied d'une table. La jeune mage fermit les yeux s'attendant à la chute. Wendy sentit un corps entraîner avec le sien. Le choc fut violent mais elle n'eut pas eu mal. Elle rouvrit les yeux pour se rendre compte que toute la guilde avait les yeux tourner vers elle. Devant tous ces regards elle se sentit mal à l'aise.

    "Aïe..."

    Une voix venait de génir ces mots. Mais cette voix venait de sous la jeune mage, de plus, elle la reconnut aussitôt. Le visage de Wendy vira au rouge en s'apercevant qu'elle était tomber sur Roméo! Elle se leva précipitemment en balbutiant plusieurs "désolé". La jeune mage gardait les yeux baissés et regardé ses pieds. Roméo se releva et fixa Wendy de son regard perçant. Lorsqu'elle releva la tête leurs yeux se croisèrent. Seulement quelques secondes avant que la dragonne slayer ne s'enfuit en courant hors de la guilde. Tous les mages la regardaient s'enfuir, surpris, mais celui qui le fut le plus était le jeune mage de feu. Il s'élança à son tour hors de la guilde pour la rattraper. Il fixa le paysage mais il ne restait plus aucune trace de la mage.

    (Wendy et Roméo)

    Au bout de quelques minutes, Roméo se décida à rentré. Il se dirigea vers la table où se trouvait Natsu, Happy, Lucy, Grey et Erza. Comme à leurs habitudes la dragon slayer de feu et le mage de glace s'insultaient avec des noms étranges. Ne tenant pas compte d'eux, le garçon s'approcha de Lucy et Erza.

    "Vous êtes proches de Wendy, non?

    -Oui! répondirent en coeur les deux mages.

    -Est-ce-que vous savez pourquoi elle est partie?

    -Je pense... mais pourquoi veux-tu savoir ça? lui demanda Lucy.

    A cette question, le jeune mage de feu détourna le regard et rougit légérement. Erza et Lucy échangèrent un regard complice avant de sourire.

    -Ne t'inquiète pas, elle a simplement dû être génée de t'avoir fait tomber... mais apparement tu as quelque chose à lui dire.(Erza souriait de toute ses dents)".

    Sentant une drôle d'atmoshpère l'entourant, Roméo fronça les sourcils puis s'éloigna en repensant aux paroles d'Erza. Quelque chose à dire à Wendy? Il ne voyait pas quoi. Il se creusa la cervelle toute la journée et pensa à elle. Que lui inspirait Wendy... Les mots gentille, douce, pacifique, malaroite, souriante et très belle lui venait à l'esprit. Belle... oui, Roméo la trouvait belle et ce depuis un moment déjà. Lorsqu'il se trouvait près de la jeune mage, il ne pouvait pas la quitter des yeux et espérait recevoir des mots ou un sourire de sa part. En même temps c'est normale de rechercher sa compagnie, elle est la seule mage ayant a peu près son âge, pensa-t-il. Oui, il ne voyait en elle qu'une camarade... mais alors pourquoi voulait-il toujours être avec elle? Souvent, le mage de feu se surprenais à penser à la jolie dragonne slayer. Des tonnes de questions remuèrent Roméo tout le reste de la journée.

    Il était 19H00 et le soleil commençait à se coucher mais Wendy n'était toujours pas rentrée. Roméo qui l'atendait, s'inquiétait pour elle. Finalement il alla voir Natsu.

    "Yo, Roméo, ça va?

    -Natsu, Wendy n'est toujours pas là!"

    Le dragon slayer fronça les sourcils avant d'avertir le reste de la guilde de la dispariton de la jeune mage. Tous se mirent à la chercher prit par la même inquiétude que le garçon.

    Roméo se dirigeait vers la forêt lorsqu'il aperçut un bout de tissu rouge avec un cheveu bleu. Sans réfléchit il les ramaça et continua à avancer trouvant sur son chemin d'autres cheveux longs et bleus, ceux de la gentille dragonne slayer. Il suivait la trace des cheveux à la lettre.

    Tout à coup retentit un cri qui lui glaça le sang. Il se mit à courir aussi vite qu'il le pouvait car la voix perçante n'était autre que celle de Wendy. Le jeune mage s'enfonça dans la forêt et serra les poigs en entendant un second cri. Sans sans rendre compte, Roméo avait accéléré. Finalement, essoufflé, il trouva la jeune mage. Mais pas seule. Deux hommes se trouvaient avec elle. L'un d'eux donna un coup de pieds dans le corps fragile de la jeune fille lui arrachant un autre cri de douleur tandis que le second riait.

    "N'abîme pas trop la marchandise quand même! Sinon on n'aura pas un bon prix en échange de cette fille!

    -Elle avait pas qu'à me mordre! Et puis en tant qu'esclave elle se fera frappé de nombreuse fois"

    L'autre haussa les épaules. Ils n'avaient pas vu Roméo. Celui-ci serrait la mâchoire, serrait les poings et regardaient les deux hommes avec un regard haineux. Au moment où ils allaient de nouveau frappait Wendy, le jeune mage laissa sa colère éclatait.

    "LAISSEZ-LA!!!

    Les kidnappeurs se retournèrent et rigolèrent.

    -T'a aucune chance gamin!"

    Comme pour se moquer de lui, l'un des deux donna un coup à Wendy la faisant gémir. C'en fut trop pour Roméo. Il libéra une forte dose de magie et attaqua les deux hommes.

    (Wendy et Roméo)

    De nature lâche, ils s'enfuirent après s'être reçut l'attaque du jeune mage de feu.

    Aussitôt il se précipita près de la dragonne slayer du ciel. Il prit délicatement sa tête avec un bras passant le second sous ses genoux. Puis il la souleva. Roméo la trouva extrémement légère et sourit en se rendant compte que s'était lui qui l'avait sauvée. Il s'approcha du ruisseau et la déposa délicatement par terre.

    La jeune fille avait sentit une aura rassurante et protectrice la portait. Elle n'était pas totalement inconsciente. Wendy n'ouvrit les yeux qu'au contacte frais de l'eau coulant sur son visage. Sa vue d'abord floue se réajusta. Un visage familier lui souriait penché sur elle. Ses joues virèrent au rouge en réalisant la proximité de son visage avec celui du beau Roméo. Il effleura doucement avec sa main une des joues de la jeune mage pour après serrait la jeune fille contre lui.

    "J'ai eu si peur pour toi... ne refait plus jamais ça!"

    La dragonne slayer rougit de plus belle. Etait-ce un rêve où celui qui faisait battre son coeur s'était inquiétait pour elle? Lorsque'il se détacha d'elle, Roméo eut envie de la reprendre dans ses bras. Le fait d'avoir vu la jeune mage en danger lui avait ouvert les yeux. Tout  ce que lui inspirait la belle Wendy, ce qu'il pensait d'elle, le fait qu'il la voulait toujours avec lui qu'il ne la quitter pas des yeux ou encore qu'il s'inquiétait pour elle était devenu clair! Il venait de comprendre pourquoi l'air semblait plus pur en sa présence, la vie plus belle et pourquoi son coeur s'affolait lorsqu'elle ne se trouvait pas très loin de lui. Le mage de feu regarda celle qu'il aimait avec sérieux. Il l'aida à se relever. Wendy mal à l'aise d'être seule avec Roméo commença à marcher en direction de la guilde. Le garçon la sentant s'éloigner eut le réflexe de lui attraper le poignet la stoppant dans son élan. Wendy encore plus rouge se tourna face à lui. Roméo inspira un bon coup.

    "Wendy, je dois te dire quelque chose! Je....je...je t'... C'est trop dur!!!!

    La dragonne slayer le regardait avec surprise et incompréhension.

    -Je sais qu'on a jamais était très proche mais je... JE T'AIME!!!

    La jeune mage n'en coryait pas ses oreilles. Roméo l'aimais, elle! Elle rougit une fois de plus en souriant.

    -Moi aus... aussi."

    Elle avait pronnoncé ces deux mots avec timidité ce que trouva craquant le jeune mage de feu. Il lui releva la tête et la regarda dans les yeux. Roméo en croisant le regard noisette de la jeune fille se sentit défaillir. Ses yeux sont si beaux, songea-t-il. Lui aussi se mit à rougir violemment puis s'approcha d'elle. Ils étaient si près que seulemet quelques millimètres les séparaient encore. Roméo attrapa la belle dragonne slayer par la taille, ferma les yeux et l'embrassa. Wendy, d'abord surprise ne réagit pas, puis elle passa ses bras autour de la nuque de celui qu'elle aimait, ferma les yeux et répondit à son baiser. C'était un baiser doux, chaud et timide.

    Lorsque le nouveaux couple revint à la guilde ce fut en se tenant par la main et un grand sourire aux lèvres. Une fois arrivé, Roméo embrassa sa Wendy une nouvelle fois mais avec un peu plus de fougue sous les regards attendris de toute la guilde.

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  •     Ce soir-là, l'hiver était bien présent et la pleine lune reflétait la douce beauté de la nuit, des étoiles et de la neige. Dans une ville du Nord, c'était un jour de fête, d'anniversaire pour être plus précis. Pour l'occasion, les habitants sortaient dans la rue parait de leur plus beaux atours.

       Ils se promenaient, joyeux, dans les rues en dansant et chantant sur les places, flânant et regardant les produits des marchés de nuit. Il y avait une bonne ambiance. Tout cela était dû aux comte et à la comtesse de cette ville. Il fêtait l'anniversaire de leur fille cadette, Crystal.

       Cependant, même si toute la ville était en fête, la principale concernée regardait tristement le ciel. Crystal n'avait pas la tête à  rire. Elle voulait qu'on l'oubli et pouvoir L'oublier. Lui, celui qu'elle aimait, celui avec qui elle rigolait sans cesse. Elle ne savait même pas si lui l'aimait. Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne le serait jamais. Il devait se trouver loin maintenant avec sa famille. Cette ville était bien trop dangereuse pour lui et sa famille.

       On frappa à la porte de la chambre de Crystal. Cette dernière sortit à contre coeur de ses pensées et soupira avant d'aller ouvrir sa porte. Sa soeur aînée, Gladys, entra.

    "Crystal, tu devrais profiter de la fête comme nous tous dans la grande salle.

    -Je n'ai pas la tête à danser.

    -Mais c'est ton anniversaire, tu as 16 ans aujourd'hui.

    -Peu importe, je ne veux pas m'amuser, je n'y arriverai pas.

    -Tu es triste depuis quelques jours... Ne veux-tu pas te confier à moi?

    -Tu ne me comprendrais pas."

    Gladys soupira avant de sourire à sa soeur. Crystal pouvait être extrémement tétue mais la voir si triste rendait inquiète sa grande soeur. Elle avait une petite idée de se qui chagrinait autant sa jeune soeur mais n'en était pas sûre. Alors si elle ne voulait rien dire et restait seule, Gladys n'allait pas insister. Elle sortit de la chambre de sa soeur cadette et repartit au bal tandis que Crystal regagnait son blacon. Son esprit se perdit dans le ciel de cette magnifique nuit étoilée.

      

        Dans les rues, on dansait, chantait, mangeait et buvait. La fête battait son plein. Des musiques enraînantes se succédaient. Mais malgré cette ambiance, certaines personnes n'avait pas envie de sourire. Près de la fête, dans une petite rue sombre, deux personnes encapuchonées marchaient avec empressement le long des murs.

       Elles restaient collés aux murs et se déplaçaient avec prudence. Les deux ombres arrivèrent à un croisement et elles s'arrêtèrent.

    "Tu es sûr qu'on doit continuer? Tu sais, Allen, tu tomberas sûrement amoureux d'une autre fille et moins dangereuse que Crystal!

    -Tais-toi! On pourrait t'entendre, Joé. Et il est hors de question que j'abandonne Crystal peut m'importe les conséquences.

    -Mais c'est de la folie pure. Normalement, nous devons déjà nous trouver à des kilomètres d'ici et simplement par amour tu nous mets tous en danger! Si on se fait prendre, que feras-tu?

    -Je ne me ferais pas prendre et si tu ne veux pas venir repars dans la forêt avec la meute et attendez-moi.

    -Il est impossible que je laisse mon idiot de cousin seul, rôder près du manoir de ces chasseurs qui ne pensent qu'à nous tuer.

    Allen regarda en haussant d'un sourcil son cousin qui pour s'expliquer repris la parole.

    -C'est vrai, tout ce qu'ils veulent ce sont nos têtes au-dessus de leurs cheminées!

    Allen soupira.

    -Je le sais mais j'aime cette humaine et elle n'en à rien à faire que nous sommes de loup-garous. Si les membres de sa famille sont des chasseurs de loup-garous ce n'est pas ma faute."

    Joé allait répliquer mais son cousin ne lui en laissa pas le temps. En effet, Allen avait repris sa route et se dirigeait droit vers le manoir. Joé pesta mais le suivit.

       Les deux loup-garous arrivèrent devant le mur d'enceinte du manoir. Allen tenta sans suucès d'escalader ce mur. Il était bien trop glissant. Joé voulut entrer par le portail principal qui uniquement ce soir n'était pas gardé mais Allen refusa. Finalement, Joé dut faire la courte échelle à son cousin. Allen dut s'y reprendre à plusieurs reprises avant d'arriver à atteindre le haut du mur. Puis, il sauta pour atterrir dans un buisson.

        L'entrée du domaine appartenant à la famille de Crystal n'avait beau être pas garder, les gardes rôdainent tout autour et surveillaient avec rigueur les jardins ainsi que toute la propriété. Pourtant, pour Allen ces protections furent simples à déjouer. Il analysait la position des gardes puis leurs tours de ronde. Ainsi, il passait facilement et se cachait lorsqu'il en avait besoin.

        Ce fut avec une rapidité et une facilité déconcertante qu'Allen traversa entièrement la jardin et arriva sous un balcon se trouvant à 20 mètres au-dessus de lui. Il leva les yeux vers lui et contempla la jeune fille qui regardait tristement les étoiles. Le regard d'Allen s'emplit de joie. Elle se trouvait là! Il avait eu vraiment peur de ne pas la trouver!

    Crystal semblait perdu dans ses pensées lorsque, tout à coup, un visage survint devant elle. Surprise, l'adolescente bascula en arrière et commença à tomber. Allen qui venait de monter sur le balcon la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol. Sans laisser le temps à Crystal de reprendre totalement ses esprits, il la serra contre lui et enfouit plaçant sa tête par-dessus l'épaule de Crystal. Elle se laissa faire. Il la serra ainsi plusieurs minutes mais finalement l'adolescente le repoussa gentiment.

    "Tu devrais partir! C'est bien trop dangereux pour toi ici!

    -Je voulais te revoir, au moins une dernière fois! 

    -Si jamais quelque'un te vois, tu seras arrêté et emprisonné! Voir même tué! Allen, tu es fou.

    -Crystal, ta famille et tes proches veulent ma peau alors pourquoi pas toi?

    -Parce que j'ai appris à te connaître... Je détestais les loup-garous avant mais depuis que tu m'as sauvé, je ne vois plus les choses de la même façon.

    -Moi non plus, je pensais que les chasseurs de comme ta famille était sans coeur mais je me trompais... Je ne veux pas partir!

    Allen regardait son interlocutrice droit dans les yeux. L'adolescente n'arrivait pas à détaché son regard de celui qui faisait en cet instant et par le simple fait de sa présence battre son coeur. Crystal ne répondit pas immédiatement, son temps de réaction ralenti par les doux yeux d'Allen.

    -Tu le dois!

    Cette phrase fut douleureuse à dire pour notre Crystal qui ne pouvait plus se passer de la compagnie du loup-garou.

    -Pas sans toi alors!

    Cette petite phrase eut pour effet de surprendre l'adolescente qui n'en croyait pas ses oreilles.

    -C'est de la folie! Mes parents ne me laisseront jamais partir et ils nous traqueront!

    -Je préfère ça plutôt que de ne jamais te revoir.

    -Même si je voulais partir avec toi, comment descendrais-je en bas? Comment pourrais-je m'enfuir?

    Allen la dévisagea et se mit à rire. Celle qu'il aimait avait beau être en robe, il était certain qu'elle portait en dessous des chaussures de marches et un pantalon.

    -Ne fais pas l'innocente, tu t'étais déjà préparé même si tu ne savais pas que j'allais venir.

    Crystal baissa les yeux et rougit légèrement, Allen avait raison. Elle s'était préparé à fugué en sa compagnie sans savoir que ce dernier compter aller la chercher.

    -Tu vois, je le savais!

    -Très bien... quand partons-nous?

    Le loup-agou adressa un grand sourire à Crystal.

    -Tout de suite!"

     

    Cette fois-ci, ce ne fut pas une mais deux ombres qui se faufilaient à travers les jardins de la fammille de Crystal. Allen marchait devant et elle le suivait. L'adolescente fut impressionner de voir avec quelle facilité, il contournait et éviter les gardes. Il traversèrent sans mal le jardin et arrivèrent au mur d'enceinte. Le loup-garou fit la courte échelle à l'adolescente qui escalada le mur puis elle sauta de l'autre côté. Allen fit de même et la rejoignit. Tout c'était bien passé, ils étaient sortis sans encombre du manoir.

    Cependant, la chance les quitta car en cette instant un garde passa par là. Reconnaissant la fille de ses maîtres ainsi qu'un loup-garou, il cria l'alerte. En effet, pour lui, Allen venait d'enlever Crystal. Celle-ci jetta un regard paniquait à l'adolescent qui vayant lui sourit malgré les problèmes. Il ne perdit pas de temps. Allen attrappa fermement la main frêle de Crystal et se mit à courir l'netraînant avec lui. L'adolescente eut parfois un grand mal à suivre son rythme mais s'ils ralentissaient les gardes les rattraperais! L'adolescente courait à en perdre alleine. Allen, lui, trouvait qu'ils n'allaient pas assez vite mais voyant sa partenaire se fatiguait il ne disait rien.

    Les gardes étaient trop rapides au goût des deux adolescents. Si cela continuait ainsi, les gardes allaient finir par les rattrapper! Allen faisait tout son possible pour les semer sans y parvenir. La respiration de Crystal était maintenant saccadée car elle n'en pouvait plus. Sas jambes ne la portaient que par désespoir. 

    Tout à coup, Allen tourna dans une petite ruelle ce qui étonna fortement Crystal. Elle ne comprit le geste du loup-garou que quand elle vit sa soeur cachée sous une épaisse cape. Gladys lança un regard noir aux deux adolescents mais ne dit pas un mot. Ce fut Allen qui parla en premier.

    "Je ne veux pas que vous repreniez Crystal... Elle est venue de son plein gré!

    -Je sais.

    -Je la protégerais! Vous ne pouvez pas... Un instant! Quoi?!!!

    -Tu vas nous laissez partir?!

    -Non! Je ne suis pas aussi gentille! Je ne te fais absolument pas confience, Allen. Cependant, ma chère soeur tient vraiment à toi, alors peut-être que tu es bon au fond... Je vous laisses partir seuleument si je place un mouchar sur vous deux. Ainsi je pourrais veiller sur toi, Crystal et sur cette chose que tu dis aimer!

    -Je ne suis pas une chose!

    -Peu importe. Alors, vous acceptez?

    -Et si c'était un piège pour retrouver et traquer mon espèce plus facilement?

    -Je ne suis pas folle! Ma soeur sera forcément avec toi et par conséquent, subira ton sort!

    -On accepte!

    -Tu as bien réfléchi, Crystal?

    -Oui, sans cette condition, elle ne nous laisseras pas partir et me ramènera de force. Quand à toi, elle te jetteras en prison..."

    Finalement, Allen se laissa convaincre. Gladys, s'approcha de chacun d'eux à la suite plaçant minutieusement un mouchar sur leurs bras droits. 

    Les mouchars étant installer, Gladys leur indiqua un chemin pour sortir discrétement de la ville. Ce fut sans mal, que les deux tourtereaux arrivèrent dans la forêt. Grâce au flaire d'Allen, ils trouvèrent rapidemment la trace de sa meute.

    Joé se plaignit du fait qu'ils étaient en retard et que tous devraient avancer plus vite pour s'éloigner de la ville.

    ----------------------------

    De nombreuses années plus tard, Allen et Crystal s'étaient mariés et avait eu un fils se nommant George. La famille de Crystal l'avait recherché sans jamais le retrouver et seule, Gladys venait voir son neveu et sa soeur.


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  • Il faisait noir, sombre et tout était silencieux. Puis, doucement , une lueur réconfortante apparut. Elle s'intensifia peu à peu et des bruits se manifestèrent.

    Doucement, une jeune fille ouvrit ses yeux. Elle était âgée de 15 ans. Lorsque ses yeux avaient commencé à s'ouvrir, elle s'était battue pour les garder fermés. C'était peine perdue. 

    Elle avait fini par s'éveiller mais elle n'avait pas envi. La jeune fille se trouvait sur le côté. Les murs de la grande pièce où elle se trouvait était blancs, le plafond aussi et elle voyait devant elle une table où se trouvait des tas de fiches.

    L'adolescente n'était pas seule. Des personnes en blouse blanche marchait à travers la pièce allant de lit en lit, car, oui, dans cette pièce se trouvait plusqieurs lit. La jeune fille tenta de parler mais aucun son ne sortit de sa bouche asséchée. Elle ressentait la faim et la soif mais il lui était impossible de le dire. Une femme portant une blouse blanche remarque que la fille était réveillée.

    "Josselin! appela-t-elle.

    -Oui? Oh! La petite est réveillée.

    L'homme, lui aussi en blouse blanche, regarda sa montre.

    -Et bien, ramène-la dans 10 minutes.

    -Bien."

    Puis ils s'éloignèrent. La jeune fille voulut protester mais son corps était encore bien trop faible.

    Une dizaine de minutes plus tard, la femme revint et poussa le lit où se trouvait l'adolescente. Elle regarda sa patiente puis lui sourit:

    "Tu partiras sûrement vite d'ici."

    Cette affirmation, la jeune fille en doutait car cela faisait déjà quelques jours qu'elle se trouvait dans ce bâtiment et elle ne se faisait aucun espoir.

    Une fois mise dans sa chambre, la femme laissa la jeune fille seule. Cette dernière tourna sa tête vers la fenêtre et observa longuement le ciel bleu, les oiseaux volant, les nuages et les quelques avions qui passaient par là.

    Elle ressentit une immanse solitude à la vue de toute cette vie. Peu à peu ses forces revenaient. Sa mère entra en compagnie d'un homme en blouse blanche.

    "Ma chérie! Alors comment vas-tu?

    L'adolescente eut un mal fou à lui répondre.

    -Mal...

    L'homme parla à son tour:

    -C'est normal, après une opération de cette envergure.

    Il se pencha vers une feuille laisser par la femme à son attention.

    -Hum... Madame, puije-vous voir dans le couloir?

    La mère de la jeune fille lui adressa un bref regard.

    -Bien sûr."

    Les deux adultes quittèrent la pièce et lorsque la mère revint son visage était livide. La jeune fille commença à s'inquiéter.

    "Maman, que se passe-t-il?

    -Rien...

    -Dis-moi!

    -Le médecin vient de me dire que... qu'il n'y avait que très peu d'espoir pour que tu survives...

    -Quoi!!! Mais... mais l'opération?

    -Elle augmente légérement tes chances de survies..."

    Sous le choc, la jeune fille ordonna à sa mère de partir. Puis, elle pleura toutes les larmes de son corps.

     

    Les jours passèrent un à un et chaque jour, l'adolescente faiblissait. Elle pouvait à présent à peine marché quelques mètres sans s'éssouffler ou tomber. Sa famille lui rendait souvent visite mais elle n'épprouvait aucun plaisir à les voir car ses amis lui manquaient encore plus. Depuis son entrée à l'hôpital, elle n'avait plus eut de nouvelles d'eux.

    La jeune fille n'avait jamais révélé à ses amis ses problèmes de santé pour ne pas les inquiéter mais elle aurait aimé les voir encore une fois surtout un! Lui, un de ses amis, lui, elle l'aimait en secret depuis quelques années et elle n'avait jamais trouvé le courage de le lui dire. D'ailleurs, ses amis ne savaient même pas qu'elle s'était fait opéré ni même le fait qu'elle avait peut d'espoir de rester en vie plus d'un mois...

    Elle avait, elle-même, créé sa propre solitude sans le vouloir. L'adolescente n'avait tout simplement pas voulu les inquiéter.

     

    Soudain, un frappement à sa porte la sortit de ses pensées. Elle se releva sur son lit et se mit en position assise avant de dire "entez!". Elle eut une immense surprise en voyant plusieurs personnes entrer dans  sa chambre.

    Il y avait en tout, 8 personnes, ses amis. La jeune fille fut tellement émue de les voir qu'elle plaqua ses mains sur sa bouche pour étouffer un cri de joie. De larmes de joie coulèrent le long de ses joues pâles.

    Ses amis, tous autour de son lit souriaient et riaient.

    "Comment? demanda-t-elle. Comment savez-vous que j'étais là?

    Ce fut une fille très grade à la peau chocolat qui lui répondit un sourire au visage:

    -On s'inquiéter tous de ne plus te voir en plus, tu ne répondais pas à ton portable.

    -Alors, je suis aller voir ta mère qui m'as tout dit, expliqua une autre fille ronde avec des cheveux roux.

    -Merci!"

    Les adolescents parlèrent tous ensemble et prirent des nouvelles de leur amie malade. Tous savaient qu'elle allait peut_être mourir mais aucun n'en parla afin de profiter plainement de ce moment.

    Puis, un à un, les camarades de la jeune fille durent rentrer chez eux. Ils n'étaient plus que trois à la fin. L'adolescente, la fille rousse et le garçon qu'elle aimait car, oui, il était venu la voir mais en tant qu'ami évidemment. 

    "Bon, et bien, je vais vous laisser, dit l'adolescente rousse en partant.

    Il ne resta plus que le garçon. Tous deux ne parlaient pas et étaient gênaient, ils ne s'étaient jamais retrouvés seuls.

    "Euh... je suppose que t'es fatiquée.... Je vais y aller, salut!

    Il commença à partir mais la jeune fille attrappa instinctivement la manche du sweat à capuche du garçon.

    -Attend...

    Il se retourna assez surpris vers elle:

    -Oui?

    -Je... désolé.. m... mais je voulais te dire quelques chose...

    Elle hésita à poursuivre mais elle ne pouvait plus s'arrêter, elle en avait déjà trop dit!

    -Je... Je...Je t'ai... JE T'AIME!

    Ses joues s'empourprèrent. L'adolescent avait ses yeux écarquillés et lorsque la jeune fille le regarda droit dans les yeux il se rendit compte qu'il l'aimait lui aussi. Ce n'était pas la plus belle, mais elle n'était pas moche, ce n'était pas la plus drôle mais elle était toujours là et faisait de son mieux pour aider ses amis, ce n'était pas non plus, la plus baverde mais ses paroles était toujours réfléchie. Le garçon était conscient qu'elle était extrémement timide et le fait qu'elle lui ai avouait ses sentiments était un exploit pour elle, alors, il fut ému.

    -Moi aussi, murmura-t-il. Je te soutiendrai jusqu'à ce que tu sortes de cet hôpital de malheur!"

    Puis, il l'embrassa avec tendresse sur la bouche.

     

    ----------

    Un mois plus tard, l'adolescente sortit de l'hôpital pour la première fois depuis son intervention. Un sourire épanouit sur ses lèvres, elle savourait l'air pur qu'elle respirait, à côté d'elle son petit-ami lui tenait la main et riait en la voyant se conduire de cette manière.

    Fin

     

     


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  • Attention! Ceci est une réécriture* de La Petite Sirène, je parle du conte d'Andersen.

    *une réécriture est le fait de prendre une oeuvre de référence et de la réecriture à sa façon tout en gardant majoritairement la trame de l'histoire.

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        Il était une fois, une jeune princesse, Calissa. Mais ce n'était pas n'importe quelle princesse! Non, elle, elle était une princesse sirène. Elle avait six autres sœurs, toutes plus âgées qu'elle. Calissa vivait dans un beau palais sous-marin et avait tout ce qu'elle désirait... Tout? Vraiment tout? Non... Elle, elle voulait voir le monde des humains, aller à la surface. 

        Trop jeune pour s'approcher de la surface, elle venait souvent voir sa grand-mère qui lui racontait ce qu'elle avait vu du monde d'en haut.  

      "Mamie... Les humains... il ont vraiment deux queues ? 

      -Non, ce sont deux jambes.

      -Et le ciel? 

      -Il est bleu... et la nuit... il est rempli d'étoiles, des petits points blancs scintillants."

    La petite sirène écoutait toujours avec attention ce qu'elle lui racontait.

      "Et moi? J'irais bientôt?

      -Quand tu auras 15 ans."

    Calissa était impatiente de les avoir ses 15 ans. 

     

         Le jour qu'elle avait tant attendu arriva enfin. Calissa salua ses sœurs, son père et sa grand-mère. Puis, en souriant, elle se dirigea à grands coups de nageoires vers sa destination: la surface. Le voyage fut un peu long mais elle ne vit pas le temps passé tellement elle était excitée.

        Calissa arriva à son objectif au beau milieu de la nuit. Elle regardait les étoiles dont sa grand-mère lui avait si souvent vantait la beauté. Ses grands yeux reflétaient l'émerveillement.

        Puis, derrière elle, elle entendit un bruit. Alors, elle se retourna et vit un bateau. Elle s'écarta se demandant à quoi pouvait bien servir cette chose qui flottait sur les flots. Par curiosité , elle s'approcha. C'était là qu'elle le vit. Ce garçon à la chevelure d'or légèrement bouclée et au regard couleur onyx. Elle sentit son cœur battre plus fort à la vue de cet être humain. 

        Elle l'observa durant toute la soirée discrètement. Mais.. le ciel se couvrait et une tempête s'était déclarée. Les vagues devinrent immenses! Le bateau n'était pas fait pour ce genre de choses et il sombra avec son équipage.

        La petite sirène retourna sous la mer et vit le beau garçon pour lequel son cœur s'était mis à battre. Il était évanoui. Elle ne voulait pas le laisser se noyer. Elle lui attrapa le bras et le remonta à la surface pour le ramener ensuite jusque sur la plage. Elle le contempla quelques instants. Il était encore plus beau de près, pensait-elle. Elle aurait pu passer sa vie près de lui à le regarder ainsi mais le destin en avait décidé autrement. 

        Calissa entendit des pas puis une voix de femme. Elle se dépêcha de retourner à la mer et s'éloigna de la rive. Personne ne devait connaître l'existence des sirènes! 

        Une jeune femme apparu sur la plage. Elle vit le garçon et se précipita vers lui.

      " Prince Théon!!"

    Elle le secoua pour le réveiller. Il ouvrit les yeux et tomba sous le charme de la jolie jeune femme. Il pensait qu'elle l'avait sauvé. 

      Calissa retourna dans les profondeurs marines aux côtés de son père, sa grand-mère et ses sœurs. Elle leur raconta son petit voyage mais garda secret le fait qu'elle avait sauvé le "prince Théon"... Théon... C'était un beau prénom... elle souriait niaisement rien que d'y penser.

        De toute façon, elle était une sirène et lui un humain, elle devait se faire une raison: jamais elle ne le reverrait! Cette pensée l'attrista. Elle rêvait parfois d'un mariage ou d'une virée romantique avec lui... mais la réalité la rattrapait toujours.

       Un jour, elle prit une décision qui allait changer sa vie. Une décision risquée mais qu'elle assumait car elle ne pouvait plus rester dans le palais sous-marin à penser au prince. Non, elle voulait le voir. Alors, elle se rendit chez la sorcière des mers. 

     

        La sorcière habitait dans une grotte, au plus profond de l'océan. Personne n'allait jamais la voir, des rumeurs la disaient folle, sournoise, sans cœur. Calissa, elle, s'en fichait un peu. Tant qu'elle avait ce qu'elle voulait, peu lui importait. Elle entra dans la grotte avec, tout de même, un peu d'hésitation. Une voix usée par l'âge et ricanante lui parla:

      "Alors petite, on rend visite à la vieille Kirlia?

    Calissa ne répondit rien.

      -Je t'écoute. Que me veux-tu? Car,je doute que se soit pour prendre le thé!

      -Je... je souhaiterais avoir des jambes! Pour vivre à la surface...

    La sorcière la regarda avec un drôle d'air. 

      -Il y a une autre raison.

      -Comment le savez-vous? s'étonna Calissa. 

      -La question n'est pas de savoir comment je le sais mais le prix que tu vas payer."

    Bien sûr... La petite sirène le savait. La sorcière des mers ne faisait jamais rien gratuitement! 

      " Votre prix sera le mien."

    Peu importe ce qu'elle devait donner, elle le ferait. Revoir le prince était son seul objectif! La sorcière vit la détermination briller dans ce regard jeune et amoureux.

      "Ta voix. Je veux ta voix.

      -Ma voix? Mais comment ferais-je pour parler une fois à la surface?

      -Tu ne parleras pas."

    Elle écarquilla les yeux. Elle ne s'attentait pas à cela et porta une main à sa gorge comme si la sorcière allait lui arracher sa voix de force.  

        Mais ses doutes se dissipèrent lorsque Calissa songea au prince. 

      "D'accord! Je vous la donne!"

    La sorcière lui tendit un étrange papier et lui ordonna de signer ce qu'elle fit sans se poser de question. La sorcière prit un coquillage et formula quelques paroles incompréhensibles. Calissa eut tout à coup mal à la gorge et sentit ses cordes vocales s'affaiblir. Le coquillage se mit à briller et la sorcière arrêta ses incantations. 

        La petite sirène voulut lui dire quelque chose mais aucune parole ne sortit de sa bouche.

      "Tu es muette.

    La jeune sirène prit un air catastrophé et la sorcière reprit:

      -Écoutes-moi bien, nages jusqu'à la surface, quand ta tête sera hors de l'eau, tes nageoires se changeront en jambes. La suites est très importante. A chaque pas, tu auras l'impression qu'une partie de toi se déchire, comme si on écorchait ta peau lentement. Trouves celui que tu aimes. Séduis-le et maris-toi avec lui. Tu retrouveras ta voix et tu n'auras plus mal.

    Calissa sourit mais l'autre n'avait pas finit:

      -Cependant, prends garde. Si ton bien-aimé tombe sous le charme d'une autre et l'épouse à ta place, tu te transformeras en écume."

    La petite sirène avait écouté ces recommandations avec une grande attention. 

     

        Calissa avait nagé aussi vite qu'elle le pouvait pour gagner la surface. Comme l'avait dit la sorcière des mers, une fois sa tête hors de l'eau, le reste de son corps changea d'apparence et elle se dépêcha de rejoindre la place. 

        N'ayant jamais marché, il lui fut dur de se lever surtout qu'une douleur indéfinissable et insupportable l'envahit. La sorcière lui avait bien dit. Ses premiers pas furent hésitant et toujours marqués par la douleur qu'elle ressentait. 

        Lorsqu'elle se déplaça à peu près convenablement, Calissa partit de la plage pour découvrir ce nouveau monde. Cependant, un détail faisait que les passants la regardait mal. Elle était nue.

       Une vieille dame la couvrit d'un tissu lourd et encombrant.

      "Et bien, p'tiote! D'où que tu viens pour te promener en tenue légère?"

    La petite sirène ne répondit pas en sachant bien qu'elle ne produirait aucun son. La femme la harcela de questions auxquelles Calissa ne pouvait que rester muette. Elle tenta avec quelques gestes maladroits de lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas parler mais son interlocutrice prit très mal la chose.

      "T'es une p'tite effrontée, toi! L'on va régler ça chez le roi!"

    La vieille saisit le bras de la plus jeune et la tira jusqu'au palais où elle hurla sur les gardes pour qu'ils la laissent entrer. Fatigués de devoir expliquer à cette femme que le roi, ou la famille royale, avait autre chose à faire que de s'occuper de cette affaire, ils appelèrent leur supérieur. Mais, c'est le prince qui vint. 

       Le voyant, Calissa le couva du regard. Un regard scintillant, brillant et brûlant d'amour pour lui. Le prince, lui, ne vit rien de tout cela, trop occupé à écouter la vieille femme se plaindre. Quand elle eut finit son récit, il prit quelques secondes avant de répondre:

      "Laissez la ici, je vais m'occuper personnellement de son cas."

    Il souriait.  La femme aussi. Elle espérait que la petite sirène recevrait une punition exemplaire et elle s'en alla, la laissant aux mains du prince Théon. Il la regarda.

      "Je suis sûr que cela est dû à un malentendu, n'est-ce pas?"

    Il avait posé son regard ténébreux sur elle. Calissa se contenta d'hocher la tête.

      "Quel est votre nom?"

    Elle ne pouvait pas lui répondre. Elle tenta  à nouveau de s'exprimer avec des gestes mais le garçon ne comprenait pas.

      "Pourquoi ne parlez-vous pas tout simplement?"

    Elle sentit de l'irritation dans sa voix et ses yeux s'embuèrent de larmes. Sûrement peu habituer à faire pleurer les dames, il s'excusa. Elle le regarda et essuya ses yeux.

        Soudain, il comprit qu'elle était muette. 

      "Je peux deviner votre prénom alors? Lucie? Vous avec une tête à vous appeler ainsi! Non? Agatha? Karen? Paolina? Amandine? Giselle? Non plus... Est-ce un prénom commun?"

    Elle secoua négativement sa tête. Il réfléchit.

      "Alors, je vous donnerais un nouveau nom. Que pensez-vous de Prune?

    Calissa grimaça.

      -Bien.. alors... Aurore?"

    Elle sourit pour lui montrer son approbation et il lui rendit son sourire.

      "Et bien, chère Aurore, vous êtes mon invité."

     

       Les mois s'écoulèrent dans le château et à chaque instant, le prince Théon et Calissa se rapprochait. Ils étaient d'ailleurs déjà très proches. Il avait pris sa nouvelle amie comme confidente et aimait lui parler de tout et de rien... Surtout de rien en réalité. Calissa l'écoutait toujours et sa passion pour lui grandissait chaque jour. Oh! Qu'elle aurait aimé lui dire combien elle l'aimait, combien elle chérissait ces moments avec lui, combien elle le chérissait! 

        Théon et la petite sirène dînaient dans la salle de banquet. Un messager entra et prévint le prince que son père le demandait après le repas. 

      "Merci, vous pouvez disposer."

    Le messager s'inclina et quitta la salle laissant les deux jeunes gens finir leurs repas. Le prince la laissa ensuite et alla rejoindre son père. Il frappa à la porte du bureau de ce dernier.

      "Entrer!"

    Le prince Théon obéit et le roi leva la tête de ses papiers. 

      "Ah! Mon cher fils...

      -Pourquoi m'avait fait appeler père?

      -Tu es en âge de te marier. 

      -Vous voudriez que je me trouve une épouse?

    Le roi hocha la tête.

      -Tout à fait, mon cher fils! 

    Le prince haussa les épaules.

      -Soit."

    Il savait parfaitement qu'il n'avait pas le choix et que cela devait arriver un jour ou l'autre. 

     

        Quelques jours plus tard, le prince Théon embraqua à bord d'un bateau. Ses parents lui avaient parlé d'une princesse vivant de l'autre côté de la mer qui accepterait de l'épouser. Il voulait d'abord la rencontrer mais ne voulant pas faire ce voyage seul avec son équipage, il invita Calissa qui accepta. Elle souriait moins. 

        La petite sirène n'avait jamais pensé avoir une rivale et encore moins inconnue! Elle espérait du plus profond de son cœur que Théon ne la trouverait pas à son goût... D'ailleurs, pourquoi n'avait-il pas penser à l'épouser elle?  Calissa ne savait plus vraiment quoi penser alors elle s'éloigner peu à peu du prince qui ne comprenait pas son air absent et triste.   

        Hélas! Rien de se passa comme l'espérait Calissa et ses espoirs furent anéantis! En effet, le prince Théon rencontra la princesse. Mais elle, elle le connaissait déjà. Elle l'avait déjà vu, une fois, sur la plage, après qu'il ait été sauvé par Calissa. En fait, cette princesse, c'était la jeune fille dont le prince était tombé éperdument amoureux et elle, elle n'était pas insensible à son charme. 

        Impuissante, Calissa voyait le prince qu'elle aimait tant se rapprocher de la princesse. Elle ne pouvait pas lui dire que c'était elle qui l'avait sauvé! Elle ne pouvait pas lui avouer ses sentiments! Chaque soir, la petite sirène pleurait de chagrin et de douleur. 

     

        "Veux-tu m'épouser?"

    Calissa avait toujours voulu entendre ces mots de la bouche du prince Théon. Et il l'avait dit! Elle aurait pu être heureuse. Elle aurait pleurait et, justement, elle pleurait. Mais pas de joie. La petite sirène était dévastée, elle se sentait brisée depuis qu'elle avait entendu le prince poser cette question à la princesse. 

        La princesse avait sauté dans les bras du prince pour lui dire qu'elle acceptait. Calissa, elle, était partie en courant jusqu'au bateau. Elle ne supportait pas la vue du jeune couple. 

        Le soir, le bateau quitta la rive pour retourner en pleine mer avec à son bord, le prince, la princesse, l'équipage et Calissa. Cette dernière restait enfermée dans sa cabine. Théon, trop éblouie  pas l'amour qu'il ressentait avec sa fiancée n'avait pas fait attention à son absence. 

      

        Tard dans la nuit, Calissa se décida à sortir un peu. A cette heure-ci, elle ne verrait probablement personne sur le pont et son intuition ne la trompa pas. Elle était seule. Le vent soufflait doucement faisant doucement voler ses cheveux dans l'air. Elle regarda la Lune, ses yeux brillants et rougis par les pleurs. 

       Tout à coup, un bruit venant de la mer attire la petite sirène. Elle va voir. Ses sœurs, toutes, se trouvaient là, la mine sombre et triste.  

      "Calissa, commença l'aînée, tu es stupide d'avoir conclu ce pacte! 

      -En plus, tu ne nous avais rien dit! rajouta une autre."

    La petite sirène les regarda mais garda le silence, elle était muette. 

        La plus âgée de ses sœurs sortit un poignard de l'eau et le tendit à Calissa.

      "Prends ceci!"

     Calissa tendit sa main et sa sœur lui donna l'arme puis elle enchaîna:

      "Écoutes-moi bien Calissa. Tues le prince dans son sommeil avec ce poignard. Si tu le fais, tu redeviendras une sirène et ta voix reviendra. Si tu le fais pas... tu sais ce qui va se passer... "

      Les sœurs de la petite sirène la saluèrent en espérant la revoir et repartirent sous l'eau. Calissa resta un long moment à fixer l'arme tranchante puis elle la serra. Une étincelle de détermination passa dans son regard. 

        Elle arpenta les couloirs du bateau jusqu'à la cabine du prince Théon, elle ouvra la porte et s'introduit dans la cabine. Elle s'approcha du lit dans lequel dormait paisiblement le prince Théon. Il était dos  à elle. Elle leva le poignard prête à le tuer. 

        Il pivota, endormi, vers elle. La petite sirène contempla son doux visage et toute sa haine s'évapora. Ses mains tremblèrent tandis qu'elle abaissait son poignard. Ses yeux s'embuèrent et une larme coula sur sa joue. Elle s'écarta de lui et partit en courant.  En sortant, elle claqua la porte et Théon se réveilla. Il bondit de son lit et se mis à poursuivre la personne qui avait troublé son sommeil.

       

        Calissa se trouvait à l'avant du bateau. Elle pleurait. Comment avait-elle pensé un seul instant à tuer l'être de son idolâtrie?! Elle se sentait si pathétique! Si minable! Si idiote et faible! Elle jeta le plus loin possible le poignard dans la mer. Détruite par son amour à sens unique, elle laissa éclater toute sa tristesse en pleurant et cirant. 

        Le prince Théon arriva à son tour sur l'avant du bateau. Il vit un corps de jeter à l'eau puis se transformer en écume. Il serra un médaillon qui arpatenait à la petite sirène sur lequel, son vraie prénom était écrit.

      "CCAAALLLLIIIIISSSSAAAAA!!!!!"

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    Merci d'avoir lu, avez-vous bien aimé? 


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  • Cato. Il s'appelait Cato. Les Jeux l'avaient changé lui aussi. Mais contrairement à la gagnante ayant le symbole du geai moqueur, lui, il avait sombré dans des ténèbres d'une profondeur si intense que rien ne l'aurait sauvé. Pourtant, en connaissant son histoire, le véritable héros, on pouvait penser que c'était lui.

     

    Enfant du District 2, son destin était déjà presque entièrement tracé. Dès son plus jeune âge, Cato Hadley avait été entraîné par un maître d'arme particulier dans le cas où un jour, son nom serait tiré au sort lors de la Moisson ou qu'il se porte volontaire. Il faut dire que dans ce District, les volontaires ne manquent pas à l'appel ! Et il était même parfois compliqué de choisir le tribut.

     

    La future terreur des 74ème Jeux avait, en réalité, une toute autre personnalité. C'était, dans sa tendre enfance, un garçon rêveur qui espérait devenir volontaire et apporter une victoire de plus aux Jeux. Il voulait devenir un vainqueur, un gagnant fier de ses exploits et riche, admiré de ses compatriotes. Oh oui, il aurait voulu se vanter d'avoir gagner les Hunger Games. Ce rêve, il l'avait eu jusqu'à ses 16 ans.

    Tout avait basculé un jour d'hiver. Il avait neigé il y a quelques jours et dans le District, il  restait pas mal de traces de la fine poudre blanche qui scintillait sous la lumière du Soleil. Il marchait pour rentrer chez lui. Le paysage splendide qui l'entourait ? Il s'en fichait. Cato était fatigué par son entraînement quotidien. L'entraînement qui le rendait plus fort, plus robuste, plus endurant et qui, un jour, lui permettrait de gagner les Jeux de Panem ! A cette pensée, il sourit.

    Soudain, il reçut une boule de neige sur le visage. Surpris, il se mit en colère près à frapper la personne qui avait osé lui faire cela ! Cato n'était pas un garçon calme et au sang-froid. Lui, il lui fallait toujours de l'action ! Il n'hésitait jamais à se battre quand on le provoqué.

    Mais la personne en face de lui le déstabilisa. C'était une jeune fille. Elle devait avoir à peu près le même âge que lui. Elle prit peur en voyant le visage emplit de rage qu'il affichait et s'enfuit à toute allure.

    Cato ne savait rien d'elle. Et quand il y repensait, il n'arrivait même pas à se faire une image de son visage. Elle était blonde peut-être rousse ou brune ? Il n'aurait pas su le dire. Il l'aurait croisé dans la rue, il n'aurait pas pu la reconnaître. Mais, il se souvenait d'une chose : son parfum. Une odeur qui le hantait. En s'enfuyant, il avait senti son parfum, l'odeur de pomme, de noisette et de sucre... Une odeur qu'il trouvait charmante, qui l'avait troublé. Juste une odeur ! Il se sentait troublé par une odeur ! N'est-ce pas pathétique ?!

     

    Quelques semaines plus tard, il était avec ses copains à leur entraînement. Rien d’inhabituelle ne devait se produire et pourtant... Le maître d'arme entra.

    « Allez bande de faignant ! hurla-t-il. C'est en vous tournant les pouces que vous comptez devenir des bêtes tueuses ?! »

    Cato sourit. Leur entraîneur avait vraiment une façon bien à lui de les motiver. Si on pouvait appeler ça de la motivation bien sûr. Colosse, c'est ainsi que les adolescents appelaient la brute qui leur servait d'entraîneur, c'était un ancien gagnant des Jeux et pour cela, Cato l'admirait. Après l'échauffement, l'ancien vainqueur rassembla ses élèves.

    « Nous avons une nouvelle recrue aujourd'hui.

    Il semblait fier et souriait, ce qui de sa part était assez rare.

    - Ma fille Azalia ! »

    Leur entraîneur était rarement fier de quelque chose mais là, c'est limite s'il n'était pas en admiration devant sa fille qui venait d'entrer dans la salle.

     

    Azalia était une fille tout à fait banale selon Cato. Elle n'avait pas un physique particulier selon lui. Ni laide, ni belle, une fille passe-partout sur laquelle on ne se retourne pas. Il l'observait cependant car tout le monde était intrigué par cette nouvelle camarade. Des cheveux longs châtains attachés pour ne pas la gêner, un visage aux traits grossiers avec, tout de même, une pointe de délicatesse, mais infime. Des yeux d'un gris bleuté qui n'avaient rien d'extraordinaire. Franchement, jamais Cato n'aurait regardé une fille comme celle-ci, trop banale pour lui !

     

    « Mettez vous par deux pour un petit combat à mains nues ! », ordonna le Colosse.

    Tous les élèves obéirent. Cato s'était mis avec un de ses amis, Wren. Cependant, leur instructeur ne semblait pas de cet avis.

    -Non, Cato, tu te battras contre ma fille. »

    Ce dernier regarda Azalia. Elle était plutôt frêle et n'avait pas vraiment de muscles, il devait faire deux têtes de plus qu'elle et pesait  deux fois sa masse, il allait n'en faire qu'une bouchée. Cependant, puisque c'était un ordre du Colosse, le garçon ne pouvait pas vraiment refuser.

    Il se demanda ce qui avait pris le père d'Azalia de les faire combattre l'un contre l'autre ! C'est vrai... L'issue du combat était déjà toute faite. Surtout si l'on prend en compte que Cato est le meilleur combattant de son groupe.

     

    Le coup de sifflet du Colosse annonça le début des combats. Hors de question pour Cato de ménager son adversaire sous prétexte qu'elle était la fille de son entraîneur ou simplement une fille. Il voulait être le meilleur. Il serait le meilleur.

    Étrangement, Azalia ne semblait pas inquiète ni avoir peur. Elle attendait qu'il l'attaque. Elle ne bougeait pas, un visage impassible. Cato ne lisait ni de rage, ni l'envie de la victoire, ni la peur. Rien.

    Si elle ne comptait pas esquiver, cela serait encore mieux ! Il chargea sur elle, le poing en l'air. Un poing qui s’abattit sur... le vide ! Azalia était d'une rapidité rare qui lui avait permis d’anticiper le coup de son adversaire, qu'elle avait ensuite pu esquiver sans problème.

     

    L'adolescente souriait fièrement. Cato, allongé sur le sol de la salle d'entraînement gémissait de douleur en se tenant le bras. Cette petite peste le lui avait tordu en moins de trois minutes après le début de leur combat ! Il avait été troublé une seule seconde ! Une seule petite seconde !

    Azalia venait d'esquiver son attaque et une odeur entra dans les narines du garçon. Une odeur qu'il avait déjà senti. La délicieuse odeur de la fille à la boule de neige ! Pendant qu'il réalisait que c'était elle l'auteure cette boule de neige, Azalia en avait profité. Elle avait l’œil et avait tout de suite vu qu'il était déconcentré alors elle avait saisi sa chance.

    Le Colosse frappa dans ses mains, admiratif.

    « Une championne ! Ma fille vient de te battre mon cher Cato. »

    Vaincu par une fille ?! Non, il ne pouvait tout simplement pas l'accepter ! Mais, pour prendre sa revanche, il allait devoir attendre que son bras ne le fasse plus souffrir.

     

    Combien de fois s'était-il battu avec cette fille sans muscles ? Combien de fois avait-elle gagné ? Combien de fois avait-il perdu ? La dernière réponse était simple, il avait toujours perdu face à elle et il ne le supportait pas ! Mais à chaque fois, elle le ridiculisait ! Peu importe comment il s'y prenait, elle devinait toujours ses actions et trouvait la faille lors des combats.

    Un jour, en ayant assez, il l'avait apostrophée à la fin d'un cours.

    « Attends !

    -Non, je n'ai pas envie de me battre avec toi là....

    Un détail que Cato avait remarqué, elle n'aimait pas la violence.

    -C'est pas ça. Je veux comprendre.

    Elle le regarda en haussant un sourcil.

    -Qu'y a-t-il a comprendre ?

    -Je veux savoir comment tu arrives à me battre tout le temps.

    Azalia soupira. Toujours le même sujet... toujours ! Il y avait autre chose dans la vie que la violence ! Mais cela, personne autour d'elle ne semblait le comprendre !

    -Il n'y a rien à comprendre...

    Là, Cato ne la croyait pas !

    -Pourquoi te bas-tu ?

    Elle le regarda puis son regard se fixa sur un drapeau de Panem.

    -Je veux être capable de me battre pour un objectif que j’attends depuis longtemps. Et je sais, qu'un jour, je pourrais montrer ma force pour la cause qui me tient à cœur.

    Cherchait-elle à faire une énigme ?!

    -Tu parles des Hunger Games ? Tu comptes te porter volontaire ?

    Elle pouvait gagner. Sa force et sa rapidité était un avantage. Franchement, il ne voudrait pas être contre elle dans les Jeux. Il n'était pas encore prêt. Azalia fixa quelques instants encore le drapeau.

    -Non. »

    Sa réponse surpris Cato. Si elle ne voulait pas se battre dans le but de remporter les Jeux, pour quoi voulait-elle se battre ? Il ne chercha pas à comprendre d'avantage la drôle de manière de penser de sa voisine.

     

    Cato passait plusieurs heures par jours à s'entraîner. Son objectif n'avait pas changé mais il en avait maintenant un second : battre Azalia. Et aujourd'hui, c'était un grand jour pour lui car il avait enfin réussi à remplir son second objectif ! Il l'avait vaincu ! Il souriait de satisfaction. Cato était redevenu le meilleur de ses camarades !

    Ils s'étaient affrontés plusieurs fois par la suite. Cato voulait s'assurer que sa victoire n'était pas qu'une simple question de chance. Il la battait à plate couture à chaque fois.

    Le garçon aurait voulu la voir déçu de ces défaites répétitives mais elle ne semblait même pas être affectée de toujours perdre face à lui. Et cela faisait rager Cato. Il avait voulu la battre. C'était fait. Mais, elle, elle paraissait indifférente ! C'était le fait qu'elle réagisse ainsi qui l'énervait le plus.

     

    Bien loin de ces pensées, Azalia regardait le ciel nuageux et pluvieux à travers la fenêtre de sa chambre. A chaque entraînement, Cato la défiait. C'était devenue une habitude à laquelle la jeune fille en avez assez. Elle n'aimait pas la façon de penser de ce garçon. Il était toujours sûr de lui, prêt à se battre même s'il finissait par blesser son adversaire. Il était trop brutal, fier, arrogant. L'opposé de ce qu'elle était.

    Panem... Comment un gouvernement avait-il pu en arriver là ? Sacrifier chaque année vingt-trois personnes tirées au sort pour laisser le plus meurtrier s'en tirer et le faire passer pour un héros. C'était n'importe quoi. La terreur que ces Jeux faisait peser sur la population dégoûtait Azalia.

    Un soir, alors qu'elle admirait le ciel étoilé, la jeune fille avait vu une étoile filante. Elle avait fait un vœu. Le vœu d'un jour vivre en liberté sans crainte, sans limite, de se déplacer où et quand elle le voudrait, de choisir son métier et ce qu'elle ferait de sa vie.

     

    A force de se combattre régulièrement, les deux jeunes gens avaient appris à se connaître un peu. Très vite, Azalia avait vu que Cato et elle avait des goûts en commun. Par exemple, le blond aimait lire, ce qui avait grandement surpris la jeune fille. Ils aimaient les même musiques.

    Finalement, d'adversaires, ils étaient passés à bon amis. Puis, de bons amis à grands amis. Cato avait fini par l'apprécier bien plus qu'il ne le pensait. Azalia adorait passer du temps en compagnie du blond. Parfois, ils se confiaient des secrets ou des choses personnelles.

     

    Le garçon s'était rendu compte un jour qu'il voulait plus qu'une simple amitié avec Azalia. Il souhaitait pouvoir l'enlacer, et même, l'embrasser. Il rougit un peu à cette idée. Et oui, Cato, le si cruel Cato avait été capable de rougir ! Il avait même été extrêmement stressé, gêné et mal à l'aise d'avouer ses sentiments à la jeune fille.

    C'était au printemps. Au début du printemps. La nature commençait à se réveiller de son sommeil hivernale faisant de nouveau fleurir et bourgeonner les plantes redonnant de la verdure au paysage, il y a peu encore, enneigé. L'entraînement venait de se finir et Cato avait proposé à son amie de la raccompagnée. Elle avait acceptait. Sur le chemin, ils étaient passés dans un parc et c'était là qu'il avait décidé de prendre son courage à deux mains afin de se déclarer. Il n'avait pas fait un grand discours. Juste : « Azalia, sors avec moi ». Son visage était d'une neutralité totale mais la jeune fille savait que ce n'était qu'une apparence. Elle sourit avant de se jeter dans les bras de Cato. En vérité, cela faisait un petit moment qu'elle espérait que le garçon lui dise ces mots.

     

    Jamais Cato ni Azalia n'avaient été aussi heureux. Ils se retrouvaient dès qu'ils le pouvaient. La jeune fille avait fait part de son dégoût pour le gouvernement à celui qu'elle aimait en lui disant qu'elle espérait un jour que tout changerait et que c'était la raison pour laquelle elle avait appris à se battre. Un jour, elle se battrait pour la liberté de Panem.

    Cato l'avait écouté avec attention. Elle lui aurait dit cela quelques mois auparavant, il aurait rit d'elle. Après tout, lui, son rêve était de remporté les Jeux. Mais maintenant, son point de vue avait changé. Elle avait changé sa vision du monde et son cœur.

     

    Malheureusement, tous ses mois et même, au final, quelques années de bonheur étaient vouées à être réduites à néant par la Moisson. Cette année, les 74ème Hunger Games allaient avoir lieu.

    Le jour de la Moisson le nom de Cato avait été tiré. Il était le tribut du District 2. Le visage fermé par l'impassibilité, il était monté sur l'estrade, près de l'hôtesse. Il avait alors lancé un rapide regard sur la foule pour croiser celui de sa Azalia. Sons visage, d'ordinaire, si doux et souriant était décomposé par la tristesse.

     

    Il n'avait eu que quelques minutes pour lui faire ses adieux. Dès qu'elle était entré dans la pièce, il l'avait prise dans ses bras pour la serrer fort. Cato avait sentit son doux parfum qui, lors de leur première rencontre, l'avait ensorcelé. Elle l'avait embrassé avec une telle hâte et douceur que le cœur du combattant avait raté un battement.

    « Je t'aime, lui avait-il chuchotait entre deux baisers.

    -Je t'aime aussi, lui avait-elle répondu en pleurant.

    Cato avait essuyé ses larmes du bout des doigts en effleurant sa peau.

    -Je gagnerai, pour toi. Pour te revoir, pour sentir ton parfum, me plonger dans ton regard, t'embrasser, admirer ton sourire. »

    Azalia n'avait pas eu le temps de répondre à la touchante déclaration de sa moitié. Un pacificateur était entré et la faisait sortir malgré les cris qu'elle poussait pour pouvoir passer un peu plus de temps avec Cato.

     

    Il gagnerait. Pour elle. Oui, il gagnerait.

     

    Le jour de la parade, quand il était descendu de son char, il avait fixé la fille du District 12, Katniss Everdeen avec neutralité mêlé de colère. En la voyant, il avait tout de suite compris. Elle avait ce truc en plus qui la différenciait des autres tributs. Elle avait l'aura d'une gagnante. Ce détail n'avait pas échappé à Cato.

    Dans sa chambre, il avait repensé au vœu d'Azalia. C'est alors qu'il prit une décision. Il allait faire un changement de stratégie. Il savait qu'il ne remporterait pas les Jeux, qu'il allait en mourir. Et s'il ne gagnerait pas, c'était parce qu'une autre personne devait les remporter : Katniss Everdeen. Il en était persuadé.

     

    Depuis, il avait fait preuve d'arrogance et de mépris voir de violence avec les autre tributs. Ce masque le couvrait nuit et jours jusque dans l'arène. Même s'il savait qu'il allait perdre, il refusait de mourir avant de ne pas être certain qu'il n'avait pas fait d'erreur en plaçant ses espoirs en cette fille à qui il n'avait jamais parlé.

    Les jours passés, il tuait de sang-froid les tributs sur son passage. Il ne le faisait pas par plaisir mais, de toute manière, ils étaient voués à disparaître alors, au lieu de les faire souffrir, Cato avait préféré leur donner une fin rapide le faisant passé pour un monstre devant tout les monde.

    Il était allé aussi loin qu'il le pouvait. Quand ils n'étaient plus que trois tributs, le garçon savait que c'était à son tour. Il avait tenu son rôle jusqu'au bout, gardant ce masque sur le visage.

    Sa dernière pensée avait été pour Azalia. Il aurait tant voulu lui dire plus souvent qu'il l'aimait. Il aurait...

     

    Katniss était devenue le symbole de la rébellion. Parmi ceux qui la suivait, Azalia était présente. Personne à part elle, ne connaissait la vérité sur Cato et, ce secret, elle le garderait pour elle.

    Elle s'était battue pour la liberté de Panem comme beaucoup d'autres. Elle avait cru en le geai moqueur. Elle avait péri de la main d'un Pacificateur lors d'un mouvement de révolte.

     


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  • sad couple love

    le 26 août 1947 

     

    Cher Antoine,

         Je n'ai pas besoin de te demander comment tu vas... Je suppose que là où tu es, rien ne peut aller bien.... Tu me manques tellement. C'est si absurde de t'écrire une lettre que tu ne liras jamais... D'ailleurs, comment pourrais-tu la lire? 

         C'est un besoin que je ressens. J'ai l'impression que tu es toujours avec moi, près de moi grâce à ses mots. Mes amis et amies ne me comprennent pas et me traitent de folle. Ce n'est qu'une apparence qu'ils montrent... Tu le sais toi aussi. Ils ont également perdu des êtres chers, tout comme moi je t'ai perdu, et ils soignent la blessure comme ils le peuvent. Je suis fière de toi, tu es tombais mais tu t'es battu pour tes convictions. Ton courage m'impressionne et ton image restera pour toujours dans mon coeur. C'est une promesse. 

     

         Je me souviens encore quand nous marchions tous les deux avec insouciance dans les champs. On se connaissait depuis la petite enfance mais nous n'avons pas tout de suite vu l'amour qui nous unissait. On avait de la chance d'avoir eu une enfance calme et paisible car ce n'est pas le cas des enfants d'aujourd'hui. La plupart sont traumatisés. Un adulte ou un adolescent fait cicatriser cette déchirure peu à peu mais comment un enfant peut-il oublier ces visions, ces horreurs? Il gardera toujours cette peur en grandissant. Moi, je continuerais de craindre l'avenir maintenant que j'ai vu la profondeur qu'on les ténèbres. Toi, tu ne grandiras plus. Le temps s'est arrêté. 

         Je rêve souvent que tu es encore là. Dans mes rêves, tu souris pour me rassurer et tu me prends dans tes bras. On est sur le quai de la gare où tu n'es pourtant jamais revenu. Autour de nous, il y avait des familles et des couples, heureux de se retrouver. Personne ne pleure ou alors, ce sont des pleurs de joie. Je suppose que j'ai besoin d'imaginer une scène comme celle-ci, une scène où tout le monde à le sourire et où la tristesse est bannie.

          Quand tu m'avais embrassée pour la première fois, je t'avais mis une claque en te traitant de fou. Tu avais souri et avait recommencé parce que tu savais que je te repousserais pas la deuxième fois. Et tu avais raison. C'est à partir de ce moment qu'on était sorti ensemble. Personne n'était étonné car pour tout le monde, il était certain qu'on finirait ensemble. On faisait comme tous les couples: on s'embrassait, on se câlinait, on riait, on se promener main dans la main et parfois, toi qui n'es pas romantique, tu m'offrais des fleurs que tu cueillais toi-même. 

     

         Et puis, tout a basculé. Lentement, sans que personne ne s'en rende compte. Si j'avais su... Oh oui, si j'avais su, je t'aurais supplié pour qu'on parte tous les deux le plus loin possible pour continuer à vivre heureux. En te connaissant, tu aurais refusé et le résultat aurait été le même qu'aujourd'hui.

         Les soldats avaient doucement commencé à conquérir notre pays et nous n'avons rien vu venir jusqu'au jour où le gouvernement est tombé. C'est à ce moment que les jours ont été plus noirs que jamais. Peu de temps après la prise de la capitale, les rafles ont commencé, la nourriture était rationnée dans les grandes villes surtout où la population était plus nombreuse. Nous, nous vivions dans notre petit village natal en pleine campagne alors on ne souffrait pas vraiment du rationnement car tous les habitants avaient leurs potagers dans leurs jardins. Franchement, on avait pas à se plaindre. En plus, on vivait dans le Sud, ici, c'était en zone libre. Je n'ose pas imaginer la vie au Nord sous l'emprise de nos ennemis. Toi non plus, tu ne voulais pas l'imaginer. Tu avais déjà du mal à accepter la situation.

        Plus les jours et les mois passés, moins on voyait d'espoir que cette maudite guerre prenne fin. Les règles de vie devenaient chaque jour plus pénible et la peur s'était installée. Les gens pas crainte des ennemis et aussi par espoir d'avoir quelques aides en plus pour vivre, dénonçaient ceux que cherchaient les soldats ennemis et collaboraient sans comprendre les conséquences de leurs actes. Ils les connaissaient peut-être mais ils préféraient les ignorer pour ne rien regretter.

        On ne peut pas juger ces gens là. Certains prenaient peut-être un malin plaisir dans cette collaboration mais beaucoup d'autres le faisaient à cause de la peur. Ce sentiment avait rongé ces personnes de l'intérieur leur faisant commettre les pires actes. Sans toi, j'aurais pu facilement être comme eux. J'avais peur comme tout le monde, comme toi. Mais tu contrôlais ta peur pour la changer en courage ce que je ne savais pas faire alors, tu me rassurerais tout le temps en me montrant les petites améliorations qui parfois survenaient dans notre quotidien. L'espoir brillait dans tes yeux. Tu étais sûr que tout cela se finirait un jour. Là encore, tu avais raison. Mais à quel prix?

        Mon petit cocon d'espoir s'est fracturé un soir d'hiver. Tu revenais du village quand nous sommes passés à table. Tu n'as rien mangé ce soir-là. Cependant, tu avais passé ton repas à me fixer. Je n'ai toujours pas décrypté l'émotion qui se trouvait dans ton regard. Au moment où je t'avais demandé ce qui s'est passé, tu avais pris ton temps pour me répondre. Là, tu m'avais avoué que tu partais. 

         Sur le coup, j'en avais lâché ma cuillère qui était tombée sur le sol. J'avais ressenti un grand vide en moi. J'avais l'impression d'être un gouffre. J'ai été appelé pour me battre sur les lignes de front, tu m'avais dit. Je n'en revenait pas. On ne pouvait pas t'enlever de moi comme cela! Je n'étais rien sans toi, je suis une incapable lorsque je ne t'ai pas près de moi... Tu avais souri en me répondant que tu n'avais pas l'intention d'y aller. Je t'avais alors demandé comment tu ferais car en te présentant pas, des soldats viendraient te chercher. Toujours aussi calme, tu m'avais expliquée que tu allais rejoindre la résistance. J'en étais restée bouchée bée. Comment pouvais-tu dire cela en restant aussi calme?! Tu m'impressionnais. Je m'étais mise à m'inquiéter pour toi. Tu ne serais plus en sécurité et je n'aurais plus de nouvelles de toi régulières. Une fois encore, tu m'avais rassuré en me disant que tu ne partirais pas longtemps et qu'on serait de nouveau rapidement réuni.

         Dès le lendemain, tu étais parti tôt le matin. Le Soleil ne s'était même pas encore levé. C'était bien normal qui tu ais souhaité de faire discret. Personne ne t'avais vu partir sauf moi. Bien entendu, tu savais que je ne dirais rien. Je t'aimais bien trop pour te faire une chose pareil. Mettre ta vie en danger est bien la dernière chose que je ferais. 

        Au début, tu m'écrivais souvent de courts messages pour me rassurer. Tu ne pouvais pas te permettre de te faire repérer et je comprenais tout à fait. A chaque messages de ta part, je sautais de joie. D'une part car cela signifiait que tu ne m'oubliais pas et qu'en plus, tu étais toujours vivant. 

        Et puis, peu à peu, les nouvelles se sont espacés. Tes mots étaient toujours aussi courts mais j'étais rassuré d'en recevoir. J'étais sans cesse inquiète pour toi. C'est bien normal. 

         Tu résistais. Tu n'étais pas forcément un dur à cuire mais tu étais intelligent et tu t'en sortais. Peut-être que c'était juste beaucoup de chance mais j'en doute. Les gens oublient vite le sens de résister. Ce n'est pas uniquement ces démonstrations impressionnantes comme des résistants prenant par surprise un petit groupe de soldats ennemis et les tuant. Résister, c'est aussi de petites choses anodines, cela peut être porter des messages, cacher des personnes ou des armes. Il y a tant de façon de résister même écrire et dénoncer ce qui s'est passé en fait parti.

        Pour ma part et à cause de ma nature peureuse et soucieuse, j'ai mis bien plus de temps que toi à résister. Je n'avais pas la même importance que tu jouais aussi. Mes actes étaient moins risqués que les tiens. J'étais chargée de faire passer des messages d'un points à un autre. J'allais récupérer une fois à trois fois par semaine un paquet de petits mots griffonnés au creux d'un arbre du village et puis, ensuite, je faisais plusieurs kilomètres en vélo pour aller les mettre sous un rocher. Là, une autre personne était chargée de les faire circuler jusqu'à leurs destinataires. 

         Et puis, un jour, j'ai reçu cette lettre m'annonçant ton décès. Je  ne voulais pas y croire  mais tu avais été identifié. J'ai été anéantie par cette nouvelle. En fait, je ne me rendais pas compte que je ne te reverrais plus. Tu m'avais promis pourtant qu'on se retrouverait...

     

         Je suis allée sur le lieu où a cessé d'être après la guerre. Même si tu n'as pas pu le voir de tes propres yeux, nous avons gagné. C'était au milieu d'un bois, sur une ligne de chemin de fer. A cause d'une erreur dans la minuterie qui devait faire exploser un train, tu m'as été enlevée. Il n'y avait aucune trace de ce qui s'était produit mais je savais, moi, je savais que tu avais été ici. Mes larmes avait coulé et j'étais tombée à genoux en regardant cette satanée voir ferrée. 

     

        En fin de compte, cette ligne de chemin de fer était ce qui nous avait séparé. C'était une limite, un gouffre. Moi, j'étais d'un côté de cette voie, celle des vivants et toi, de l'autre. 

    Tu me manques,

    Louise

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